3 semaines au Myanmar (Birmanie).

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À l’échelle mondiale, le Myanmar est un petit pays situé entre les grosses puissances que représentent la Chine et l’Inde, un petit pays encore peu développé en raison du régime militaire qui l’a gouverné pendant des années mais un pays plein de ressources naturelles et de potentiel. J’y ai passé trois semaines en septembre 2017 et j’ai découvert un pays magique que je recommande vivement à toute personne ayant envie de dépaysement et de découvertes.

Pourquoi aller au Myanmar ?

  • Premièrement pour ses superbes paysages (et la lumière sublime)

Les paysages sont très différents selon les régions, on y trouve des grandes villes (Yangon, Mandalay), des petites villes (Hpa-An, Hsipaw…), des petits villages, des plages, des champs de riz, de maïs, des temples, ou encore des contrées plus montagneuses mais partout où l’on se rend on est estomaqué par la beauté du pays et sa sublime lumière du matin et du soir, d’une douceur extrême. J’ai particulièrement été touchée par la beauté de la campagne entourant la petite ville de Hpa-an où l’on peut admirer de vastes étendues de rizières entrecoupées par de petites collines qui donnent du relief au paysage ainsi que par Bagan et ses milliers de temples.

  • Deuxièmement pour la gentillesse de ses habitants

Les locaux sont d’une gentillesse inouïe avec les étrangers auxquels ils sourient de manière à les faire se sentir non pas comme des touristes indésirables mais comme des visiteurs bienvenus dans ce beau pays. Je me suis toujours sentie en sécurité au Myanmar – même en temps que femme voyageant seule – et j’ai rapidement compris que je pouvais faire confiance aux locaux. S’ils m’indiquent une direction, c’est la bonne, s’ils me disent de les suivre c’est car ils veulent me montrer le bon chemin ou m’aider à trouver un taxi et s’ils s’engagent à quelque chose, ils s’y tiennent. Les touristes sont beaucoup moins sollicités que dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est, comme par exemple la Thailande ou le Vietnam, et 80% des fois qu’un local s’approche de l’un d’eux, c’est pour l’aider – ou pratiquer leur anglais – et non lui proposer de lui vendre quelque chose ou ses services. Dans une petite ville du sud-ouest, par exemple, il m’est arrivé de laisser un pourboire sur la table et d’avoir le patron du restaurant me courir après pour me dire que j’ai oublié mon argent. Bien évidémment, il faut quand même négocier les prix mais comme me l’a présenté un de mes guides, il s’agit d’un “petit jeu” obligatoire et pas méchant. Mon seul regret en ce qui concerne les habitants du Myanmar c’est la difficulté de communiquer avec eux – au delà des sourires et des gestes – car très peu parlent un bon anglais et que la langue locale est très difficile à maîtriser pour un étranger.

  • Troisièmement car le pays est à une époque charnière de son histoire

Le Myanmar a été sous régime militaire pendant plus de quarante années. En visitant le pays et en discutant avec les locaux qui savent parler anglais, on ressent le poids de cette histoire, leur peur de retourner ầ un régime militaire et le maintien de réflexes anciens, par exemple comme leur peur de voyager dans la crainte d’être empêchés de retourner chez eux. Toutefois, de ces discussions ressort également l’espoir placé par les locaux dans la capacité du nouveau gouvernement à faire que leur pays rattrape les pays voisins en termes de développement. Globalement, traverser le Myanmar donne l’impression de reculer de 50 ou 100 ans par rapport au confort accessible en Occident mais l’on sent que cela est entrain de changer: on observe la construction de nouvelles routes, de nouveaux bâtiments, le développement de l’électricité, de l’internet, etc et surtout l’ouverture du pays. Certain birmans racontent que jusqu’à récemment, les seules nouvelles qu’ils pouvaient obtenir sur le reste du monde leur parvenaient à travers des voyageurs étrangers et il en allait par exemple, de même pour les livres qu’ils ne pouvaient obtenir que parce que des touristes leur laissaient les leurs mais qu’ils devaient alors cacher. On sent qu’aujourd’hui cela a changé, l’accès à l’information est plus facile – même si internet reste très lent aux yeux d’un occidental dans le pays – et le pays de plus en plus visité. Selon l’un de mes guides, le gouvernement aurait prédit l’entrée de 5 millions de touristes en 2018, soit 3 millions de plus que les années précédentes. Lui-même restait sceptique sur le fait qu’un tel chiffre pourrait être atteint tout en espérant fortement que ces prévisions se réalisent. Il est intéressant de visiter un pays qui se trouve dans une époque charnière de son histoire et qui pourrait sûrement encore balancer d’un coté ou de l’autre.

  • Quatrièmement en raison de sa richesse culturelle

Au delà de son patrimoine naturel, le Myanmar possède un important patrimoine culturel. Celui-ci s’illustre en premier lieu dans l’existence de très nombreux lieux religieux qui peuvent être visités. Le pays est principalement boudhiste et donc la plupart des lieux de culte sont des temples. Toutefois, le pays compte également des musulmans, des hindous, des chrétiens et des juifs, ce qui fait qu’il est possible de visiter tout type de lieux de culte. Pour ma part, j’aime particulièrement les temples bouddhistes en raison de l’atmoshpère de décontraction que l’on trouve dans la plupart. Ce sont des lieux de vie où les locaux viennent pour prier mais également pour passer un moment en famille ou en couple. Les fidèles y mangent., discutent, se prennent en photo, etc. Il m’est arrivé de très nombreuses fois de poser avec les locaux qui souhaitaient avoir une européenne sur leurs photos de visite de temples ! J’aime également le fait que ces temples se visitent pieds nus – par respect aux reliques de buddha – ce qui crée une sorte d’ancrage avec le lieu. En ce qui concerne les temples, le site archéologique de Bagan est une merveille. Le mélange entre l’architecture et la nature, l’histoire et la religion en font un lieu unique et magique.

La Shwedagon Pagoda de Yangon

Au delà de son patrimoine culturel matériel, le Myanmar possède un patrimoine immatériel très vaste. Le pays est appelé Myanmar et non plus Birmanie depuis 1989 et cela afin de prendre en compte les différents groupes ethniques que compte le pays (le gouvernement recense 135 groupes ethniques). Chacun de ses groupes possède sa propre culture, ses propres traditions et parfois même sa propre langue, différente de la langue du Myanmar. Ainsi, lors d’un voyage au Myanmar, il est possible de découvrir ces différentes cultures, par exemple à travers leurs différentes spécialités culinaires ou leur artisanat (dans la région de Bagan on peut visiter de nombreux ateliers de laque, à Mandalay on peut découvrir la manière dont sont crées les feuilles d’or, à Hsipaw on croise de nombreux sculpteurs de bois, etc.) Pour ma part, j’ai visité plusieurs de ces ateliers et j’ai également assisté à un spectacle de marionnettes à Mandalay, que j’ai beaucoup apprécié.

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  • Cinquièmement, car il est très facile de s’y déplacer

Se déplacer au Myanmar est très facile. En effet, si l’on est pressé, il est possible de prendre des avions entre les principales grandes villes (avions à hélices avec, attention, un maximum de 20 kgs de bagages). Si l’on dispose de plus de temps, le système de bus est très au point et permet de voir du pays. Il existe plusieurs types de bus: des gros bus très confortables, très climatisés aussi, qui font de longues distances et généralement de nuit. Des mini-bus un peu moins confortables mais moins chers qui font certains trajets et finalement des bus locaux pour les trajets régionaux où touristes, locaux, bagages et colis s’entassent. Lors des longs trajets, les bus s’arrêtent toujours au moins une fois pour que les passagers puissent manger et profiter des toilettes. Je recommande grandement les trajets en bus car en sus de pouvoir profiter des paysages, la vie dans les stations de bus et à l’intérieur des bus est intéressante. Chaque bus transporte un nombre affolant de marchandises et je n’ai pas encore résolu le mystère de savoir comment ils savent quel colis doit être livré et où car ils passent de mains en mains sans logique apparente mais il semble que tout arrive toujours à bon port (en tout cas je n’ai jamais eu aucun problème avec mon sac). Au delà des bus, il est également possible d’engager des conducteurs mais cela est plus cher. Finalement, à l’intérieur des villes il est très facile de trouver des taxis voiture ou moto.

Un mode de transport plus traditionnel

Pourquoi ne pas aller au Myanmar ?

Pour ma part, je suis convaincue qu’il s’agit d’un pays incroyable à visiter de toute urgence avant que le tourisme ne produise les mêmes effets négatifs qu’en Thaïlande ou au Vietnam. Toutefois, si je devais mettre en avant les points négatifs de du Myanmar, je soulignerai d’abord le fait que peu de locaux parlent anglais, ce qui limite les conversations. Ensuite, j’évoquerai l’hygiène du pays qui certes laisse à désirer en dehors des endroits destinés aux touristes ou aux hotels qui sont généralement très corrects. Finalement, je dois avouer ne pas avoir été convaincue par la nourriture. J’ai goûté plusieurs choses qui m’ont plu comme par exemple la salade de thé ou les curries birmans mais je n’ai pas eu de vrai coup de cœur pour cette cuisine. En revanche, il ne s’agit que d’un faux problème dans le sens où de nombreux émigrés chinois ou indiens vivent au Myanmar et qu’il est donc très facile de changer de cuisine, sans parler des nombreux restaurants qui servent de la nourriture occidentale.

NB : les tarifs indiqués dans cet article sont ceux pratiqués en octobre 2017 mais, surtout en ce qui concerne les hôtels, ils peuvent varier d’un jour à l’autre et en fonction de combien de jours à l’avance l’hôtel a été réservé. Pour ma part, j’ai effectué toutes mes réservations sur internet à l’avance et je n’ai jamais eu aucun problème.

YANGON

  1. Que voir/faire à Yangon ?
  2. Où manger, dormir à Yangon ? 

MAWLAMYNE – HPA AN

  1. Mawlamyne
    1. Que voir/faire à Mawlamyne ?
    2. Où manger, dormir à Mawlamyne ?
  2. Hpa An
    1. Que voir/faire à Hpa-An ?
    2. Que voir/faire dans les alentours de Hpa-An ?
    3. Où manger, dormir à Hpa- An ?

BAGAN

  1. Que voir/faire à Bagan ?
  2. Où manger, dormir à Bagan ?

MANDALAY

  1. Que voir/faire à Mandalay ?
  2. Où manger, dormir à Mandalay ?

PYIN OO LWIN

  1. Que voir/faire à Pyin Oo Lwin ?
  2. Où manger, dormir à Pyin Oo Lwin ?

HSIPAW

  1. Que voir/faire à Hsipaw ?
  2. Que voir/faire dans les alentours de Hsipaw ?
  3. Où manger, dormir à Hsipaw ?

KALAW

  1. Que voir/faire à Kalaw ?
  2. Que voir/faire dans les alentours de Kalaw ?
  3. Où manger, dormir à Kalaw ?

INLE LAKE

  1. Que voir/faire au lac Inle ?
  2. Où manger, dormir au lac Inle ?

I. YANGON

Yangon n’est plus la capitale de la Birmanie depuis 2004, époque à laquelle le gouvernement a décidé de déménager la capitale à Nay Pyi Daw mais la ville continue à être la capitale économique et un port d’entrée dans le pays. Elle compte environ 6 millions d’habitants et si on peut avoir le sentiment de ne pas se trouver dans une grande ville lorsqu’on se ballade downtown, on prend vite compte de la taille de la métropole lorsque l’on se dirige vers l’aéroport ou la station de bus.

Yangon est difficile à saisir tant elle est bruyante et fourmillante mais au bout d’un jour ou deux, elle se laisse adopter, on prend le rythme et apprend à se fondre dans son agitation. On découvre alors qu’il s’agit d’une ville de contraste qui mêle bruit et endroits calmes, histoire et nouveauté. Je pense que 2 ou 3 jours complets suffisent pour visiter la ville sans que cela ne laisse non plus le temps de s’ennuyer car il existe de nombreuses choses à voir.

Attention à Yangon, les embouteillages sont terribles. Il faut prévoir largement ses itinéraires, surtout s’il s’agit de se rendre à l’aéroport ou, pire encore, à la station de bus.

Que faire à Yangon?

 Je pense que le meilleur moyen de découvrir une ville, surtout une ville qui résiste à ses visiteurs comme Yangon, c’est de marcher et de se mêler à la foule. Les monuments et lieux suivants peuvent constituer de bons buts de ballade (attention, la ville est grande et dans la chaleur il n’est pas non plus possible de tout faire à pied) :

  • La pagode Shwedagon

La pagode Shwedagon est LA visite essentielle à faire à Yangon, de préférence au coucher du soleil ou juste avant lorsque le sol de la cour n’est plus brûlant (comme dans tout temple, il faut retirer ses chaussures) et que les Birmans eux-mêmes s’y rendent. Je recommande de passer par l’entrée ouest (U Wisara Road) car il y a beaucoup moins de monde qu’aux trois autres entrées. La pagode étant un lieu de culte, il est interdit de porter des vêtements au dessus du genou, des hauts trop découverts pour les femmes, des chaussettes ou des chaussures (il est possible de louer un longgyi à l’entrée contre 3’000 kyats de caution). Le coût de l’entrée s’élève à 10’000 kyats pour les étrangers.

La pagode centrale, plaquée or, mesure environ 100 mètres et il n’est pas possible de construire à Yangon un bâtiment plus haut que la pointe de cette dernière, sauf permis spécial du gouvernement, qui semble-t-il n’est pas facile à obtenir. La pointe de son sommet est contient un diamant de 56 centimètres, impossible évidemment de voir à l’œil nu mais il est possible d’en voir des photos dans l’un des bâtiments. L’enceinte du temple contient plusieurs autres pagodes, statues de Buddha, cloches et même un musée. Les Birmans s’y rendent en famille ou en couple pour rendre leurs hommages à Buddha mais également, il semblerait, pour passer du temps ensemble (certains emmènent des pic-nics). Les appartements de Yangon étant exigus, la pagode constitue également un terrain de jeu pour les enfants ce qui crée une atmosphère joyeuse et de partage. Je recommande la visite de la pagoda tant pour la beauté de son architecture – de l’or, de l’or, de l’or – mais également car c’est un bon endroit pour observer le mode de vie birman. A l’inverse, nombre de jeunes filles et femmes birmanes m’ont trouvée exotique et ont voulu prendre des photos avec moi. Comme me l’a expliqué mon guide, les birmanes ont une fascination pour la couleur de peau et des cheveux des européennes. Les photos seront ensuite postées sur les réseaux sociaux et montrées à leur famille et amis comme faisant partie de leur expérience dans ce lieu religieux ! Ce mélange entre vie rebondissante et vie spirituelle confère à la Shwedagon pagode une atmosphère particulièrement agréable.

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  • People’s Park

People’s Park se situe en face de la Pagode Shwedagon et offre une belle vue sur la stupa principale (rpix d’entrée pour les étrangers : 300 kyats). Ce parc constitue un havre de nature et de calme qui offre une pause bien agréable à la frénésie de Yangon. Il est fréquenté par des familles ainsi que par des jeunes amoureux, qui ont des sièges dédiés dans la « lover’s lane ». Une partie du parc abrite de nombreux manèges et attractions de fête foraine.

  • Le quartier colonial de Yangon

Autour du monument de l’indépendance de Yangon, on trouve de nombreux beaux bâtiments coloniaux. Il s’agissait pour la plupart de bâtiments officiels et certains sont vides aujourd’hui, depuis que la capitale a été déplacée et car le gouvernement exige des loyers trop élevés, même pour les investisseurs étrangers. A voir : la cour suprême, l’hôtel du Strand, l’ancien bâtiment des télégrammes, etc.

Pour un itinéraire plus détaillé, voir l’excellent blog de Brice.

  • La pagode Kyaukhtatgyi et son bouddha couché

Cette pagode renferme un bouddha couché de plus de 70 mètres de long, l’un des plus grands du pays. La plante de ces pieds est ornée des 108 marques sacrées. Le bouddha est protégé par une énorme structure en fer, qui en fait un objectif de visite agréable en temps de pluie. La visite de ce site est rapide, il suffit de faire le tour du bouddha, et il y a peu de monde. Le bouddha est impressionnant par sa taille et son opulence.

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  • Le marché de Chinatown (marché de nourriture)

Le matin, de la 17e à la 24e rue (entre Anawratha St et Maha Bandula St) de Chinatown, se tient un marché très vivant. Il faut y aller tôt – par exemple avant 8h – pour profiter au maximum de la frénésie de ces rues et de la belle lumière matinale. Les marchés ont encore énormément d’importance au Myanmar car les locaux ne possèdent pas de frigidaires, ils sont donc obligés de se rendre au marché tous les matins s’ils désirent des produits frais. On trouve de tout dans ces rues de Chinatown : des légumes verts à profusion, des herbes, des poissons, de la viande, des épices, etc… et très peu de touristes :).

  • Le marché Bhakoyte (côté vieux marché plutôt)

Ici pas de nourriture mais des tissus, des vêtements, de l’artisanat, en bref le paradis des touristes qui cherchent des souvenirs à rapporter du pays ! L’endroit est assez agréable car les allées sont larges et qu’il y a, finalement, pas tellement de touristes. En revanche, il faut négocier âprement les prix.

  • La pagode Botataung

Cette pagode est légèrement excentrée et se situe près de la rivière Yangon (prix d’entrée pour les étrangers : 6’000 kyats). Il est conseillé de la visiter juste avant le coucher de soleil et d’admirer celui-ci au bord de la rivière. Il s’agit d’un beau complexe de temple dont la spécificité principale est le fait que la stupa soit creuse et qu’il est donc possible d’en visiter l’intérieur. Celui-ci consiste en d’étroits couloirs dont les murs sont dorés du sol au plafond, une sorte de labyrinthe d’or dans lequel on peut admirer quelques vitrines contenant des images de bouddha.

  • Les lacs Inya et Kandawgyi

Ces deux lacs peuvent constituer un but de promenade agréable et calme. Je n’ai visité que le plus petit des deux – le Kandawgyi- et je dois dire que j’ai été assez déçue car mon guide semblait décrire un lieu plus beau que ce que j’ai découvert mais il faut dire qu’une partie du site était en travaux.

  • Le train circulaire

Pour ceux qui passent plus d’une journée à Yangon, il peut être sympa de prendre le petit train circulaire qui fait un large tour de la ville, c’est-à-dire qu’il passe également par la campagne et les villages entourant la métropole. Il y a un train environ toutes les trente minutes et il est facile de trouver sur Google les horaires ainsi que les différents arrêts. Le prix est peu élevé (1000 ou 2000 kyats, j’ai un doute) et la boucle entière dure 3h. Prendre le train circulaire constitue une expérience et permet de se mêler un peu à la vie quotidienne des habitants de Yagon pour qui ce train constitue un mode de transport, comme le métro pour les parisiens. Outre les paysages – on passe de la ville à la campagne en quelques arrêts – le trajet permet de d’observer les nombreuses vendeuses ambulantes qui passent dans les couloirs et proposent de la nourriture et des boissons, des locaux de tous âges et origines. Il est également possible de s’arrêter au cours du trajet et d’aller visiter certains points d’intérêt (par exemple le marché aux bananes), pour ma part j’ai fait le trajet tout d’une traite car je discutais avec mon voisin, un jeune birman qui parlait très bien l’anglais. Il faut avoir le temps mais si c’est le cas, le train circulaire est à faire !

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A faire également :

– visiter l’ile de Dala qui se trouve sur la rivière Yangon (je n’ai pas eu le temps)

– profiter des spas de Yangon (j’ai testé le Inya Day Spa, pas donné mais leurs soins du visage sont d’excellent qualité)

– explorer le marché aux bananes et noix de coco

Où manger, dormir à Yangon?

Yangon regorge d’hôtels et de restaurants de toutes les gammes de prix. Il est pratique de dormir downtown Yangon car cela permet de faire plusieurs visites à pied. En revanche, si  l’on est uniquement de passage à Yangon pour une nuit entre deux avions, il faut peut-être envisager de dormir près de l’aéroport car celui-ci se situe en dehors de la ville.

J’ai testé deux hôtels très différents à Yangon, les deux downtown. Le premier est le Best Western Chinatown, qui est très bien (environ 70 dollars la nuit en chambre double). Les chambres sont très agréables, le personnel serviable et souriant et le petit déjeuner est un buffet très complet.  Dans une autre catégorie, j’ai également passé deux nuits au Lotus Bed & Breakfast (entre 25 et 30 dollars la nuit). Il s’agit là d’un hôtel beaucoup plus basique : les chambres sont très simples – la deuxième fois que j’y suis retournée ma chambre n’avait pas de fenêtre – mais fonctionnelles et le personnel sympathique. Il ne faut pas s’attendre à quelque chose de luxueux mais les prix ne sont pas trop élevés (je n’ai pas testé le petit déjeuner mais il a l’air copieux et il est possible de choisir entre une formule plutôt américaine et des formules asiatiques). Les deux hôtels sont bien situés.

En termes de restaurants, l’on trouve de tout à Yangon. Lors de ma première soirée au Myanmar, désireuse de préserver mon estomac, j’ai testé le Gekko, un petit restaurant japonais situé dans le Sofaer building. La nourriture était bonne (surtout le dessert : sticky rice with mango revisité) mais surtout ce qui est agréable c’est que le vendredi soit, au Gekko, il y a de la musique live. La clientèle est constituée principalement de touristes et d’expatriés mais il me semble avoir vu également quelques locaux. Egalement dans la gamme des lieux fréquentés plutôt par les expatriés et les touristes (ce qui s’explique facilement par les prix), j’ai testé le Penthouse, un bar restaurant situé sur un rooftop qui offre une belle vue sur la pagode Shwedagon. J’ai très bien mangé (risotto et gaspacho) pour un prix quasiment européen (environ 14’000 kyats au total), en revanche le restaurant était quasiment vide et manquait donc d’ambiance. Parmi les restaurants plutôt chics, on m’a recommandé Le Brasseur qui, paraît-il, est un magnifique restaurant avec des très bons plats (non testé).

Dans une teneur plus locale, j’ai mangé deux fois à la Rangon Tea House, qui propose des spécialités du Myanmar revisitées. L’endroit est fréquenté par des touristes mais également par de nombreux locaux et constitue un bon endroit pour les visiteurs étrangers qui veulent habituer leur estomac tranquillement car tout y est très propre. Il s’agit d’une maison de thé et donc de nombreux thés sont disponibles (attention, sans lait, le thé est très très fort…). Le Lotus Myanmar Food House constitue également une très bonne adresse à Yangon qui sert de la cuisine traditionnelle (très propre également). Tous les plats traditionnels sont servis avec de nombreux condiments et accompagnements et le personnel est extrêmement gentil, j’y ai très bien mangé (et je n’ai pas pu finir la moitié des plats). Les prix sont moyennement élevés (entre 5000 et 6000 kyats).

Rangon Tea House

II. MAWLAMYNE – HPA AN

Je crois que le sud-est du pays est ma partie préférée du Myanmar car les paysages sont sublimes et les locaux extrêmement accueillants. Il m’est arrivé un nombre incalculable de fois que les habitants des villes que j’ai visitées m’ont souri, demandé d’où je venais, combien de jours j’allais rester ou m’ont offert des cadeaux.

1. Mawlamyne

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J’ai pris le bus depuis Yangon (environ 5h, bus confortable mais attention la station de bus est très loin du centre de Yangon, il faut compter environ 1h30 de taxi et le prix devrait avoisinner les 8’000 kyats). Mawlamyne (ou Moulmein en Myanmar) est une petite ville – qui peut se visiter à pied – qui comporte néanmoins des quartiers très différents et des habitants très gentils avec les étrangers.

Que faire à Mawlamyne ?

Mawlamyne c’est une ambiance plus qu’autre chose mais il y a également plusieurs points d’intérêts à visiter :

  • La pagode Kyaikthanian Paya au coucher du soleil

Le temple en lui même n’est pas particulièrement beau mais en revanche il offre une très belle vue sur la ville et la rivière. De plus, j’y ai trouvé l’ambiance très agréable. A peine arrivée en haut (par ascenseur, ce qui est plutôt surprenant – il est également possible de monter à pied), plusieurs locaux m’ont demandé de poser avec eux sur leurs photos et puis un jeune homme s’est proposé de me prendre moi en photo pour que je puisse avoir un souvenir de ma visite de ce temple. Toutes les personnes croisées dans ce temple étaient extrêmement souriantes et le coucher de soleil très beau, très calme.

  • Visiter à pied ou en vélo Shwe Taung Street (et ses alentours)

Cette rue consiste en un assemblage de petites cahutes en bambou séparées par de tout petits chemins en terre. Je n’ai croisé aucun touriste dans cette ballade, uniquement des habitants qui m’ont tous salué et aidé à retrouver mon chemin lorsque je m’égarais un peu dans ce dédale de petites maisons. Le quartier est vraiment agréable et donne un bon aperçu de la manière dont les locaux vivent- c’est-à-dire avec un confort extrêmement sommaire, peu ou quasiment pas de meubles, des puits en guise de douche, etc.

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  • Se promener au bord de la rivière Thankwin sur ses trottoirs ombragés

La ballade est plutôt calme mais agréable, il y a quelques bars et restaurants sur le chemin ainsi que plusieurs banques en cas de besoin (attention, partout dans le pays les banques ferment tôt, vers 15 heures environ).

  • Central Market et West Market qui sont de très grands marchés grouillants.

Mais aussi (selon les guides et les personnes rencontrées) :

– Mahamuni Bahaman Paya

– Mon Cultural Museum

– Shampoo Island

Où manger, dormir à Mawlamyne ?

Pour ma part, j’ai dormi au Cinderella Hotel que je recommande fortement (environ 60 dollars la nuit en chambre double). L’hôtel est plutôt petit, les chambres très belles et confortables, le staff très agréable et le petit déjeuner est gargantuesque.

J’ai mangé dans un restaurant très local qui s’appelle Daw Yee : il ne paie pas de mine comme la plupart des restaurants au Myanmar mais la nourriture y est délicieuse. Les différents curries sont exposés et il suffit donc de choisir ce dont on a envie: la propriétaire m’a préparé un mix des différents plats végétariens et pour 2500 kyats (moins de 2.50 dollars) j’ai très bien mangé. Je suis rentrée sous une pluie battante, après qu’un local, qui semblait avoir eu pitié de me voir errer dans des rues sans vie, m’ait aidé à trouver un taxi.

2. Hpa-An (prononcer Pa-an)

Il est très facile de se rendre de Mawlamyine à Hpa-An puisqu’il y a des bus quasiment toutes les heures et je peux dire, sans exagération, qu’il s’agit du plus beau trajet de bus que j’ai fait dans ma vie ! Le voyage dure environ 2h et pour ma part j’étais à bord d’un bus plus petit que les gros cars qui font les liaisons entre les villes, c’est-à-dire un véhicule qui s’apparente plus au bus urbains que l’on trouve en Europe mais sans fenêtre et sans porte. Au départ de Mawlawmine, le car était quasiment vide mais il s’est rapidement rempli de passagers et de bagages. Il s’arrête fréquemment au début de sa course et à chaque stop les locaux achètent des snacks aux vendeuses qui s’approchent du bus (des œufs, des fruits, etc.). L’ambiance est donc plutôt intéressante. A environ 45 minutes de la ville, les paysages changent et le bus traverse des plaines remplies de champ de riz avec leur couleur verte presque fluo qui ne sont entrecoupées que de petites montagnes/collines. La campagne de cette région est absolument magnifique, j’aurais aimé pouvoir prendre plus de photo mais le bus allait trop vite et je n’étais malheureusement pas à côté de la fenêtre !

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Une petite fille dans le bus

Arrivée à Hpa-An, les locaux m’expliquent gentiment où se situe mon hôtel: la ville est vraiment petite (encore bien plus petite que Mawlamyne) et il est donc possible de tout faire à pied. Par exemple, mon hôtel se situe à 7 minutes de marche de la station de bus et le chemin consiste à remonter quasiment toute la route principale.

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Que faire à Hpa-An ?

A l’intérieur de la ville, il n’y a que peu de choses à voir mais il est agréable de se promener dans cette petite bourgade :

  • La Shweyinhmyaw Paya

Elle se trouve au bord de la rivière au moment du coucher du soleil. Le temple en lui même n’a rien d’exceptionnel. En revanche, la vue sur la rivière et les petites montagnes environnantes au coucher du soleil est sublime. Il s’agit du temple dans lequel j’ai passé le plus de temps lors de mon voyage car l’ambiance comme la lumière y était très douce. J’ai posé de nombreuses fois pour des familles Myanmar ce soir là qui semblaient très intriguées par ma peau blanche. Très peu parlaient anglais au delà de “hello”, “thank you”, “what’s your name” mais on n’a quand même réussi à échanger un peu. Deux petits garçons, après que je sois restée un peu avec leur famille, sont même venus m’offrir leur bracelet, ce qui m’a beaucoup touché et je me suis sentie sonnée par la gentillesse des habitants de ce pays.

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  • La Clock tower digitalisée

Dans presque chaque ville au Myanmar j’ai vu une tour avec une horloge digitalisée, ce que j’ai toujours trouvé assez amusant. Il n’y a rien à visiter, il suffit de regarder l’heure en passant !

  • Le night market, pour se restaurer

 

Que faire dans les alentours de Hpa-An ?

Le point fort de Hpa-An, c’est sa campagne environnante: moi qui adore les paysages de rizières, j’ai été servie. Au delà des champs de riz, il est possible de visiter plusieurs grottes, un monastère et de monter sur le mont Zwegabin.

J’ai choisi de passer la journée en moto et la directrice de mon hôtel – le Motel Galaxy que je recommande vivement si ce n’est justement pour l’organisation d’expéditions journalières – m’a organisé tout un tour avec un conducteur (18’000 kyats la journée). Je pense réellement que c’est la meilleure option pour visiter, certes pas la plus confortable, mais celle qui offre le plus de liberté et qui permet de mieux voir autour de soi (peut-être le tuk-tuk à plusieurs n’est pas mal non plus). J’étais également contente d’avoir un chauffeur car il n’y a que très très peu d’indication de directions et que dans cette région du monde Google maps n’est que peu performant, la moitié des routes n’étant pas cartographiées.

Lors de cette journée, je suis allée voir:

  • La Saddan Cave (droit d’entrée: 1000 kyats): le trajet jusqu’à cette grotte a été un vrai plaisir tellement les paysages étaient magnifiques. Mon chauffeur, très sympathique, s’arrêtait tout le temps pour que je puisse prendre des photos et plus nous avancions dans la campagne, plus ce que je voyais m’émerveillait. Il faut dire que le mois d’octobre est plutôt une bonne saison pour visiter le Myanmar malgré les quelques averses que j’ai essuyées: tout est vert et le riz n’a pas encore été ramassé. J’ai eu la chance de voir des champs à perte de vue, véritables camaïeux de vert illuminés par un soleil brûlant ainsi que des locaux qui s’enfonçaient dans les eaux troubles pour ramasser les tiges, tout cela sans aucun touriste aux alentours, au point où j’entendais le clapotis des travailleurs dans l’eau, au loin. La Saddan cave en elle-même est plutôt impressionnante. Elle se visite à pied car il s’agit d’un lieu sacrée et il faut au moins 10 minutes pour la parcourir tellement elle est profonde. La grotte est légèrement éclairée mais j’avoue ne pas avoir été très à l’aise lors de sa traversée en raison du sol extrêmement glissant, de l’obscurité et des bruits de chauve-souris, j’étais contente que mon chauffeur soit venu avec moi. La sortie de la grotte, en revanche, est un vrai plaisir puisqu’il est possible de revenir à son point de départ en bateau (2000 kyats par personne). Le trajet est très tranquille, la barque glisse sur l’eau à travers de jolis paysages puis passe sous la grotte (!), c’est un moment très agréable
  • le Waterfall village qui n’a pas vraiment d’autre intérêt que de regrouper plusieurs restaurants bons marchés.
  • Kyauk Ka Lat (prononciation: cho-co-lat): au milieu d’un petit lac, un rocher s’élève et sur son sommet se trouve un temple. L’ensemble est très impressionnant et visité, notamment, par de nombreux touristes locaux (il n’est pas possible de monter dans le temple). L’une des attractions du lieu consiste à nourrir les énormes poissons du lac ou de faire le tour de celui-ci à pied. La vision de cet énorme rocher au milieu de ce petit lac est plutôt surprenante et l’ensemble d’une grande beauté.

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Je souhaitais surtout admirer les paysages environnant Hpa-An et Kyauk Ka Lat et j’ai une affection plutôt limitée pour les chauve-sourirs, je ne me suis donc pas rendue dans les autres grottes, qui sont pourtant recommandées par les guides et les blogs (Kawgun Cave, Yathaypyan Cave, Kaw ka Thawng Cave). J’ai également décidé de ne pas tenter l’ascension du Mont Zwegabin après avoir lu plusieurs avis de bloggers qui racontaient que l’ascension était difficile, devait se faire pieds nus et qu’il y avait de nombreux singes agressifs sur le trajet. En revanche, la vue du sommet semble une bonne récompense pour les courageux !

Ou manger, dormir à Hpa- An ?

J’ai dormi au Galaxy Motel (25 dollars la nuit) que je recommande vivement. Les chambres sont très basiques mais propres, avec eau chaude et air climatisé et surtout le personnel est incroyable. La patronne salue les clients dans leur langue et prend le temps de tout expliquer et de donner ses indications aux chauffeurs engagés pour la journée. J’ai eu la malchance de tomber malade lors de mon séjour à Hpa An et elle m’a sauvé en me donnant des bouteilles d’eau supplémentaires ainsi que du riz qu’elle n’a jamais voulu me laisser payer. Seul bémol: le petit déjeuner car au delà des fruits et du thé vert, il consiste en une espèce de galette huileuse que je n’ai pas trouvée bonne du tout.

Lors de ma première soirée à Hpa An, j’ai mangé au San Ma Tau Myanmar, recommandé par le Lonely Planet comme par la directrice du Galaxy Motel et il s’agit probablement de l’un de meilleurs restaurants birmans que j’ai testés lors de mon séjour au Myanmar. Lorsque l’on arrive, les serveuses posent sur la table une dizaine de petits plats qui représenent des accompagnements ainsi que des légumes crus. On choisit ensuite son curry qui nous est servi avec une casserole de riz (littéralement, le pot entier de riz est posé sur la table). Le tout était très bon et très peu cher (2500 kyats il me semble avec de l’eau).

Malheureusement, en raison d’un estomac fragile je n’ai pas pu tester d’autres endroits mais il semblerait que le restaurant chinois Khiz Thit soit également une valeur sure.

III. BAGAN

Bagan, en un mot, c’est incroyable (et très différent d’Angkor Watt pour ceux qui se posent la question). Le site comporte plus de 2000 stupas/temples/pagodes (je vais utiliser le terme de “temple” par esprit de simplicité ) disséminés dans une grande plaine et au moins d’octobre en tout cas, entourés de verdure. Le site se décompose en trois parties : New Bagan, Old Bagan et Nyaung U. Je recommande d’y passer au moins deux jours complets mais 3 ou 4 jours serait idéal car au-delà du site archéologique, il y a également des villages à visiter. Chaque visiteur étranger doit payer 20 dollars pour entrer sur le site de Bagan (le ticket est valable 5 jours ).

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Que faire/ voir à Bagan ?

Il est possible de visiter les sites de Bagan de plusieurs manières :

(1) à pied mais il fait chaud et les distances sont grandes donc ce n’est réellement envisageable que pour la zone Old Bagan;

(2) en taxi : l’avantage c’est que c’est moins fatiguant et que l’on est protégé du soleil. Les chauffeurs s’engagent sans trop de problème dans les petits chemins mais la découverte de Bagan en taxi procure moins la sensation d’aventure qu’il est possible d’avoir en visitant par ses propres moyens. De plus, les chauffeurs (contrairement aux guides) ne connaissent pas forcément les plus petits temples.

(3) à vélo : l’avantage c’est la liberté complète que procure ce moyen de transport. Si l’on fait une zone à chaque fois, les distances ne sont pas trop grandes et donc faisables à vélo. En revanche, s’il a plu récemment, faire du vélo se révèle éprouvant car les routes entre les temples sont en terre battue et se transforment donc en voies pleines de flaques de boues et de bosses.

(4) en e-bike : les e-bike sont en réalité des sortes de petites motos et je pense – si l’on n’a pas peur comme moi – qu’il s’agit de la meilleure façon de visiter Bagan.

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Illustration de l’état des chemins après la pluie…

Pour ma part, j’ai fait du vélo le premier jour dans la zone Old Bagan, du taxi le deuxième jour (avec un chauffeur peu entreprenant mais qui me conduisait où je voulais et qui me laissais quelques heures pour que je puisse marcher un peu) et tour de photographie le troisième jour donc également en taxi (avec Mr. Win, que je recommande vivement). Le taxi se révèle particulièrement confortable à la fin du coucher de soleil lorsqu’il y a une circulation plus dense sur les routes et qu’il fait noir.

En ce qui concerne les temples à voir, les trois zones sont à visiter. J’ai moins apprécié les gros temples d’Old Bagan qui ont été rénovés et qui sont grouillants de touristes. J’ai préféré les plus petits temples non rénovés et dans lesquels on se retrouve parfois seul. Dans certains temples, on peut rentrer et visiter l’intérieur tandis que d’autres sont fermés et ce d’autant plus depuis le tremblement de terre de 2016. Sur certains il est possible de monter, soit en trouvant des escaliers internes (généralement très étroits et bas de plafond : une lampe torche est quasiment indispensables) soit en gravissant les marches extérieures (attention au vertige, les marches peuvent être très raides et sans barrière pour se tenir). Même si la montée peut se révéler rude, il est fortement conseillé de s’y atteler car la vue du haut de ces temples est tout simplement sublime. Voir ces temples, à perte de vue, se mêler aux arbres et se détacher des montages qui se trouvent en arrière fond, éclairés par la lumière magique du Myanmar est une récompense qui efface toute difficulté. La lumière est particulièrement belle au lever et au coucher de soleil car il y a alors une petite brume qui enrobe le paysage et lui donne une qualité quasi mystique. Pour ma part, j’ai assisté à deux levers et deux couchers de soleil et je ne regrette en rien de m’être levée deux fois à 4h30. Mon seul regret c’est de ne pas avoir aperçu de montgolfières mais apparemment elles ne volent pas dès qu’il y a le moindre soupçon de vent.

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Voila une petite liste complètement de mes 5 temples préférés à Bagan :

  • Dhammayangy : le plus grand temple bouddhique de Bagan. Il n’est malheureusement pas possible d’y monter mais l’intérieur vaut vraiment la peine d’être visité. La légende raconte que le roi qui l’a fait construire exigeait que les briques soient si serrées que même une aiguille ne puisse pas être passée entre elles et que l’ouvrier qui avait le malheur de ne pas se plier à cette information se faisait couper la main (on peut voir la pierre qui servait à ce triste sort). A l’intérieur on peut voir plusieurs sculptures de bouddhas ainsi que des restes de peintures, le tout illuminé par une lumière doucement orangée.

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  • Oak Kyaung Gyi :ce temple est carré et possède un toit plat (en réalité, il ne ressemble pas vraiment à un temple), son avantage principale est d’offrir une très belle vue pour le coucher du soleil et de ne pas être (trop) connu des foules. Il ne faut pas hésiter à rentrer dans le bâtiment et à emprunter les escaliers qui se trouvent à l’intérieur puis à monter les deux étages. Certes, ce n’est pas très rassurant car il fait sombre et que le premier étage ne semble pas très solide mais la vue en vaut la peine. Pour ma part, j’y suis allée tôt – vers 17h – et j’ai pu profiter un moment de la vue toute seule avant qu’une 15 aine de personnes me rejoignent au moment du début du coucher de soleil. Lampe torche obligatoire pour les petits escaliers et il vaut mieux ne pas être claustrophobe.
  • Shwesandaw : ce temple est l’un des plus élevés sur lequel on peut monter à Bagan, ce qui en fait un spot de choix pour les levers et couchers de soleil, mais par conséquent également un spot avec de nombreux touristes. Je l’ai visité en journée puis également au lever de soleil : la présence de nombreux touristes casse un peu l’ambiance mais la vue reste superbe.
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La vue depuis Shwesandaw
  • Petit temple en face de Law Ka Ou Shaung :je ne trouve pas son nom sur Google map mais il est facile à trouver. Le temple de Law Ka Ou Shaung est fermé mais juste en face il y a deux stupas, celle de droit est plus élevée et il est possible de monter à l’extérieur. Il s’agit, je pense, de mon temple préféré à Bagan car il permet de s’élever un peu mais sans toutefois être trop haut, c’est-à-dire sans perdre de vue les tout petits temples et la brume matinale. Attention toutefois, les marches sont très raides et il n’y a pas de rambarde à laquelle se tenir.
  • Sulamani : dans mon souvenir, il s’agit d’un temple dans lequel on ne peut pas rentrer mais qu’il est possible d’escalader. Toutefois, j’ai lu des choses contradictoires sur internet à ce sujet donc peut-être que ma mémoire me fait défaut. Quoi qu’il en soit, je me rappelle m’être dit, au moment où je me trouvais sur (dans?) Sulamani qu’il s’agissait de l’un des plus temples que j’avais vu.

En dehors du site archéologique, il y a plusieurs villages et marchés à visiter dans les trois zones.

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Où manger, dormir à Bagan ?

Le désavantage de Bagan c’est ce que c’est très touristiques et par conséquent que les prix sont bien plus élevés qu’ailleurs. A titre d’exemple, les taxis ont des prix fixes et chaque trajet coûte au moins 5000 kyats (par comparaison: le prix pour aller de la station de bus de Yangon à Downton est de 8’000 kyats pour une heure de trajet). La plupart des restaurants se trouvent à Nyaung U donc avoir un hôtel dans cette zone permet d’économiser sur les trajets. En revanche, les temples d’Old Bagan sont plutôt éloignés…

Pour ma part, j’avais choisi le Zfreeti hotel, que j’ai trouvé convenable mais un peu cher pour le rapport qualité/prix par rapport à d’autres hotels au Myanmar (environ 70 dollars la chambre double). La nourriture n’est pas non plus le point fort du lieu. En revanche, la piscine est plutôt jolie (malheureusement je n’ai pas eu le temps de la tester). Dans la même région, on m’a conseillé l’hôtel Oasis qui paraît il est bien.

En termes de restaurant, le Weather’s spoon est une bonne adresse : mes amis y sont allés trois soirs de suite tellement la nourriture leur a plu. Ils ont des très bons jus de fruits et une carte qui offre de la nourriture birmane, thaïlandaise et européenne. J’ai lu sur un blog qu’ils ont de bonnes frites :). En ce qui me concerne, mon estomac était encore un peu fragile mais j’ai trouvé la salade de feuilles de thé très bonne.

MANDALAY

Mandalay est la deuxième plus grande ville du Myanmar, en termes de taille, mais bien plus agréable que Yangon à mon avis. J’ai beaucoup aimé l’ambiance de Mandalay, ses rues larges et ses habitants accueillants.

Que voir/faire à Mandalay ?                             

 Il est bien plus agréable de se promener dans Mandalay, à pied ou en vélo, qu’à Yangon, aussi je conseille vivement d’en profiter.

De nombreuses rues de la ville sont assez calmes et permettent une balade agréable. Bien évidemment, il faut se préparer à traverses des carrefours en pleine circulation mais l’on s’habitue rapidement aux règles de circulation particulières du pays (traduction : il n’y en a pas vraiment mais tout le monde trouve sa place sur la route). Le lonely planet propose un itinéraire dans l’ouest de la ville mais qu’il est franchement difficile de suivre puisque les rues ont rarement des noms. Par ailleurs, il suggère de pédaler longuement au bord de la rivière, ce qui est loin d’être le plus agréable car la route est large et de nombreux camions puants et polluants l’empruntent.

Il est également possible de marcher à Mandalay, particulièrement autour du palais royal, qui est entouré d’eau et qui semble être un lieu de ballade pour les locaux ou dans les petites rues, parmi les vendeurs ambulants. Je suis rentrée à pied à mon hôtel un soir et j’ai eu la chance de passer par une fête foraine. Il y avait là une petite foule de familles et de jeunes qui semblaient très heureux de cette fête. Tous les manèges étaient activés à la main et il y avait plein de vendeurs ambulants qui proposaient de la nourriture de fête (par exemple, des crêpes, que j’ai longuement cherchées le jour suivant mais jamais retrouvées…). Je garde un très bon moment de cette soirée car les locaux semblaient tellement contents de cette fête et tous me saluaient, me souriaient ou voulaient poser sur mes photos !

Voici les principales attractions de la ville :

  • La Mandalay Hill au coucher du soleil

Un temple se dresse au sommet d’une colline qui surplombe la ville et offre une vue à 360 degrés sur Mandalay et ses environs. Il est possible d’y monter à pieds même si la montée est assez rude ou en taxi. Le temple brille de mille feux avec ses colonnes dorées. Au coucher de soleil, il y a quelques touristes, quelques moines mais également de nombreux jeunes locaux – en tout cas le weekend – qui viennent là pour rencontrer des touristes et pratiquer leur anglais. J’ai eu ainsi l’occasion d’avoir plusieurs discussions avec des locaux qui maîtrisaient un peu l’anglais et qui voulaient apprendre des choses sur mon pays d’origine !

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  • Visiter la pagode Mahamuni

Il s’agit d’un très grand complexe de temple, avec beaucoup d’or et de doré ainsi que des colonnes avec des carreaux de jade. De ce temple se dégage une atmosphère de ferveur religieuse particulière. Il est intéressant sans être incontournable.

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  • Visiter le monastère Shwe Bin

Il s’agit d’un petit monastère en tek. L’intérieur est joli sans être exceptionnel mais le lieu est extrêmement calme et il est agréable d’y arriver en vélo.

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  • Se rendre au U Bein Bridge

Le pont en tek le plus long du monde est à voir. Le problème c’est qu’au moment du coucher du soleil il y a beaucoup trop de touristes, ce qui cache le charme de l’endroit. Je n’ai même pas pu marcher sur le pont tellement il y avait de monde. Quant à assister au moment du coucher du soleil en bateau, il faut compter environ 15’000 kyats et ne pas espérer être seul sur la rivière. En résumé, on est bien loin des images de ce fameux pont avec les silhouettes de quelques moines le traversant au coucher de soleil comme on trouve sur les cartes postales. En revanche, la structure reste belle et je pense qu’il vaut la peine d’aller voir le pont. On m’a dit qu’au lever du soleil il n’y avait aucun touriste et que le pont est traversé uniquement par des moines et des locaux : il vaut donc la peine de se lever tôt !

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  • Visiter un atelier de création de feuilles d’or

J’ai visité le King Galon Gold Leaf Worksop. Pour être honnête, cette visite n’a rien d’exceptionnel. Elle permet de voir tout le travail engendré par la création de feuilles d’or – des hommes tapent en pleine chaleur pendant cinq heures sur des boîtes renfermant des bouts d’or afin de les aplatir et de les affiner – mais rien de plus. J’y ai passé cinq minutes et suis ressortie, l’avantage c’est que le personnel ne pousse pas à la consommation dans la boutique.

  • Prendre un jus de fruit ou un cocktail à l’Ayarwaddy River View Hotel

Le rooftop de cet hôtel offre une vue agréable sur la rivière. Les prix sont un peu élevés mais sans exagération. J’ai vu dans l’ascenseur qu’il était possible d’assister à des spectacles de marionnettes dans ce restaurant mais vu que j’y suis allée en journée, je n’ai pas eu l’occasion de le vérifier.

  • Assister à un spectacle de marionnettes traditionnel

Pour ma part, je me suis rendue au théâtre Mandalay Marionnettes, un tout petit théâtre vieillot plein de charme (15000 kyats la place et ils donnent une petite bouteille d’eau, le spectacle dure 1h) et j’ai beaucoup aimé le lieu comme le spectacle. Ce soir là, nous n’étions que six touristes dans la salle, ce que j’ai trouvé dommage car la compagnie qui s’occupe de ce théâtre essaie de maintenir en vie un art ancestral ancien et si l’on ne se laisse pas prendre par les marionnettes, il est toujours possible s’apprécier l’aspect historique. Le spectacle est très bien conçu, il est divisé en plusieurs parties et avant chacune d’entre elles, une voix explique en anglais aux spectateurs ce qu’ils vont voir. Sur scène, outre les marionnettes, on trouve 7 musiciens qui font de la musique traditionnelle, environ 10 marionnettistes, une danseuse et une grande variété de belles marionnettes. Le spectacle commence par quelques minutes de musique traditionnelle, puis quelques minutes de danse traditionnelle, puis on passe aux actes dédiés aux marionnettes pendant lesquels le rideau se lève quelques secondes pour que les spectateurs puissent voir les marionnettistes à l’œuvre et le spectacle s’achève sur un célèbre numéro de marionnettes exécuté notamment par le maître marionnettiste du théâtre (86 ans, et à la fin il vient serrer la main du public). Je recommande vivement ce spectacle car il permet une petite plongée dans la culture artistique du Myanmar.

Et aussi, que je n’ai pas visité:

– le palais royal (les avis divergent)

– la pagode de Kuthodaw

– la pagode de Sandarmuni

Depuis Mandalay, il est très populaire de faire une expédition journalière pour aller visiter les anciennes capitales royales que sont Inwa, Amarapura et Sagaing. Je ne l’ai pas fait car je n’ai pas prévu assez de jours à Mandalay, que j’imaginais peu agréable comme une autre grande ville asiatique, et qu’à mon arrivée j’ai choisi de passer la journée à découvrir cette ville surprenante.

Où manger, dormir à Mandalay ?

J’ai dormi au Golden City Light Hotel que je recommande en raison d’un très bon rapport qualité-prix. Ma chambre avait même une jolie vue ! Le petit déjeuner n’est pas incroyable mais nourrissant. En revanche, certains pourront considérer que cet hôtel est un peu loin de la zone royale de Mandalay (je suis allée à pied jusqu’au Palais royal, il m’a fallu 45 minutes environ).

En ce qui concerne la nourriture, j’ai testé le Marie Min, un restaurant végétarien très bon (j’ai testé le curry de courge). Le restaurant se trouve à l’étage d’une maison en bois, dans une petite ruelle calme et donc il est agréable d’y passer un moment. En face – littéralement en face – se trouve le restaurant thaïlandais Rainforest, construit sur le même modèle que Marie Min et qui a l’air bon également (je ne l’ai pas testé mais il y a de bons avis sur Trip Advisor). Les restaurants sont si proches qu’il est presque possible de manger chacun sur une terrasse et de se parler au dessus de la ruelle :). En manque de nourriture occidentale – décidément je n’adhère pas à la cuisine birmane – j’ai également testé le NOVA Cafe qui offre une ambiance très américaine. La salle est à l’étage, climatisée mais pas à l’excès et les fenêtres fermées donc plutôt calme. La carte est assez variée et la nourriture bonne (fish & chips pour moi, j’ai regretté de ne plus avoir assez faim pour tester le cheese-cake au thé vert). Les prix sont élevés, bien sûr, mais pour un occidental qui a besoin d’une pause de la nourriture asiatique ou juste un endroit avec du wifi pour travailler ou lire tranquillement, le NOVA Cafe est le bon endroit.

V. PYIN-OO-LWIN

Changement de décor avec la petite ville de Pyin-Oo-Lwin, ancienne station de villégiature des anglais en raison de sa température plus fraîche qu’à Yangon et Mandalay ainsi que ses nombreuses fleurs et variétés de fruits et légumes. Aujourd’hui Pyin-Oo-Lwin reste une destination prisée des locaux qui adorent venir y passer une journée ou deux en famille et beaucoup rêveraient de pouvoir s’y acheter une maison comme les plus riches. A Pyin Oo Lwin sont également implantées de nombreuses écoles privées. Se rendre à Pyin Oo Lwin constitue une pause agréable lors d’un voyage au Myanmar, pause de la chaleur et de l’agitation ainsi que la possibilité de découvrir les paysages plus montagneux du pays. En outre, la ville regorge de bons restaurants.

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Que faire à Pyin Oo Lwin ?

Malgré sa petite taille, Pyin Oo Lwin possède plusieurs points d’intérêt :

  • Le jardin botanique (Kandawgyi National Botanical Gardens)

Le jardin botanique de Pyin Oo Lwin (5 dollars l’entrée) possède un fort charme européen. Dès l’entrée dans le parc on distingue un petit lac sur lequel naviguent des cygnes et qui est entouré de bosquets de très belles fleurs. Le parc est immense et il faut compter minimum deux heures pour avoir le temps de tout voir tranquillement, par exemple le bambou-eum, le jardin des orchidées (apparemment elles fleurissent en novembre, ce doit être superbe), le musée des insectes et des papillons, les troncs fossilisés, les oiseaux, etc. Il y a également une tour qui offre une vue panoramique aux courageux qui veulent bien affronter sa montée à pied puisque les ascenseurs sont hors service. Le jardin botanique comporte également un restaurant qui a l’air très beau mais que je n’ai malheureusement pas eu le temps de tester.

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  • La pagode Maha Ant Htoo Kan Thar

Situé à l’entrée de la ville, il s’agit d’un grand temple qui offre des jolies vues sur la vallée. A l’intérieur du temple – qui est, sans surprise, doré – on peut voir des vitrines protégeant les nombreux bijoux qui ont été donnés par les locaux au temple ainsi que des photos du festival des montgolfières qui a lieu au mois de novembre et qui semble être un événement assez incroyable.

  • La maison du gouverneur

Il s’agit en réalité d’une reconstruction de la maison du gouverneur qui a brûlé. Le lieu est sympa mais pas incontournable et d’après ce que j’ai pu apercevoir de la maison à travers les fenêtres, je ne suis pas sure que cela vaille la peine de payer les 5 dollars pour y entrer ( le prix d’entrée est d’1 dollar pour l’admirer de l’extérieur, 5 dollars pour la visiter).  Le bâtiment à côté de la maison abrite un café/bar où sont servis des cocktails, cela peut constituer un endroit agréable pour une pause. Selon ma guide, il est possible de louer le deuxième étage de la maison du gouverneur pour 2000 dollars la nuit.

  • Le marché

La ville de Pyin Oo Lwin possède un marché très grand par rapport à la taille de ville. Il est agréable de s’y promener parmi les allées colorées, notamment en raison du peu de touristes que l’on y croise. La particularité du marché du Pyin Oo Lwin réside dans les vêtements en tricots qui y sont vendus, température plus fraiche obligeant. Le soir se met en place un night market à la bordure du marché couvert où il est possible de se nourrir (j’y ai retrouvé les crêpes à la noix de coco que je cherchais frénétiquement depuis Mandalay).

  • L’église de l’immaculée conception

Sur la Boyoke Street, cette église toute rouge construite en 1908 est surprenante. Elle était fermée quand j’y suis allée et donc je n’ai pas pu découvrir l’intérieur.

Où manger, dormir à Pyin Oo Lwin ?

J’ai dormi au Maymyo Hotel qui représente un très bon choix : le prix est plutôt bas (30 dollars environ la chambre double) et la qualité celle d’un bon hôtel. De plus, il est situé dans une rue parallèle à la rue principale, ce qui permet de dormir au calme.

Pyin Oo Lwin possède plusieurs restaurants luxueux, en raison des nombreux locaux aisés qui y possèdent une résidence. Certains d’entre eux se trouvent autour d’un petit lac, parmi lesquels le Taj, un très bon restaurant indien. La salle en bois est immense (surtout qu’elle était vide lorsque j’y suis allée mais il était très tôt), plutôt jolie et offre une vue sur le petit lac. Le personnel extrêmement attentif et la nourriture bonne et variée. Les prix sont plus élevés que dans les restaurants de la rue principale (j’ai du payer environ 8000 kyats pour le repas) mais pour un bon repas au calme, c’est une bonne adresse.

VI. HSIPAW

Hsipaw (prononcer si-po) est une autre petite bourgade de montagne. Elle diffère néanmoins de Pyin Oo Lwin car on y retrouve des paysages remplis de champ de riz et qu’il s’agit d’une destination moins prisée par les riches locaux. Hsipaw représente également le point de départ de nombreux treks allant d’une demi-journée à plusieurs jours. La ville est réellement minuscule et s’il y a quelques touristes, ils restent peu nombreux au point où l’on se salue les uns les autres et l’on se reconnaît lors de la visite des différents points d’intérêts.

J’ai beaucoup aimé Hsipaw, peut-être parce que j’ai retrouvé mes paysages préférés de rizière, j’y ai trouvé l’ambiance très agréable et les locaux très accueillants et à ma surprise, avec un meilleur niveau d’anglais que ce que j’avais pu expérimenter dans des plus grosses villes.

Que faire à Hsipaw ?

Il est tout à fait possible de se promener à pied ou à vélo pour découvrir les lieux. Pour ma part, j’ai loué un vélo et j’ai trouvé ce mode de transport parfait pour Hsipaw. A voir/ à faire :

  • La Bawgyo Pagoda

Un temple de grande taille à l’entrée de la ville. Il possède de belles colonnes bleues qui étincellent, ce temple constitue un stop intéressant s’il se trouve sur la route mais je ne pense pas qu’il vaille la peine d’un grand détour.

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  • Mini Bagan

Il s’agit de plusieurs stupas situées au nord de la ville (indiquées sur toutes les cartes fournies par les hôtels). Le nom de mini-Bagan est exagéré mais ces stupas peuvent constituer un but de ballade, l’endroit est joli.

  • Popcorn’s Garden

Pas très loin du mini Bagan se trouve une ferme organique dans laquelle il est possible de s’arrêter pour boire un verre et goûter aux spécialités israéliennes (!) qui sont proposées. J’ai eu le droit à un très bon cocktail de fruits, mais en revanche et à ma grande déception, il n’a avait pas de popcorns à la carte (et le serveur ne parlait pas très bien anglais). L’endroit est agréable pour se reposer dans les chaises longues en bambous qui s’y trouvent et faire la conversation avec les adorables enfants du propriétaire.

  • S’évader dans les villages et les champs de riz aux alentours

Lors de ma promenade en vélo, je suis passée à côté de petits villages et j’ai pu admirer un beau coucher de soleil au dessus des rizières (à l’endroit où passent les rails du train)

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  • Admirer le coucher de soleil depuis la Sunset Hill

La montée peut se faire en voiture ou à pied et la vue constitue une belle récompense. Quelques touristes au sommet mais contrairement à Bagan ou Mandalay, pas plus de 10 personnes !

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Que faire dans les alentours de Hsipaw ?

  • Un trek

Chaque hôtel ou guesthouse peut organiser un trek avec un guide local. Pour ma part, j’ai dormi au Tai house et j’ai effectué un trek avec un guide choisi par l’hôtel d’une demi-journée. Mon guide parlait très bien anglais, il avait 24 ans et était passionné d’ordinateur, il m’a conduit à travers trois villages plutôt calme car il s’agissait d’un jour de festival et donc férié mais bucolique puis nous avons marché jusqu’à la cascade de Namtok. Le trek n’était pas très difficile, il se fait sur des chemins de terre battus et majoritairement à plat, à part au moment de la montée vers la cascade qui est un peu plus sportive mais rien de bien méchant. Il est possible de se baigner dans la cascade mais pour ma part, je n’ai pas tenté l’expérience car le courant est fort et surtout les rochers sont très glissants. Pour effectuer ce trek, nous sommes partis à 8h30 et revenus vers 13h30. Je sais qu’il est notamment possible d’effectuer un trek de 10h qui consiste à monter sur une montagne puis à revenir.

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  • Aller se baigner dans la Namtok Waterfall

Cf. ci-dessus le récit de mon trek. II est sûrement possible de rejoindre la cascade sans guide mais il faut bien se renseigner à l’avance car il n’y a aucune indication de direction.

  • Prendre le train en direction de Mandalay

Le train part le matin à 9h 30 de Pyin Oo Lwin et arrive environ 7h après à Mandalay. Il faut se rendre à l’avance à la gare afin d’acheter ses billets car en haute saison le train se remplit vite (certains hôtels achètent les billets pour leurs hôtes, il faut demander). Le prix du billet est de 4’000 kyats en première classe de Pyin Oo Lwin à la station qui suit le viaduc, donc j’imagine légèrement plus cher jusqu’à Mandalay. Le train est lent mais le trajet très agréable (il suffit de faire attention aux nombreuses branches qui peuvent fouetter le visage des passagers assis trop proches de la fenêtre). Le train vacille et sursaute mais je trouve que cela fait partie de son charme. Surtout, ce trajet de train permet de passer sur le Goteik Viaduc qui est le 2eme pont le plus haut du monde avec ses 250 mètres de hauteur selon ma guide. Ce pont a été construit par les anglais en 1899 en moins d’une année. Au moment de passer sur le pont, j’avais étrangement l’impression de me retrouver dans un petit wagon de fête foraine puisque les rails sont à 10 cm du vide et qu’il n’y a évidemment aucune protection. Le premier petit frisson passé lorsque le train commence à s’engager sur le pont, la vue sur la vallée est belle et il s’agit d’une expérience à faire. Tout le trajet constitue d’ailleurs une expérience car à chaque arrêt, de nombreuses vendeuses portant de gros plateaux sur la tête s’approchent des fenêtres ou montent dans le train pour proposer des victuailles et des boissons aux voyageurs.

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 dormir, manger à Hsipaw ?

J’ai dormi au Tai House (environ 50 dollars la nuit en chambre double) que j’ai adoré. Pour commencer, le personnel était extrêmement souriant et aidant (ils ont même été postés mes cartes postales, à voir si elles arrivent un jour :). Chaque chambre est un petit bungalow disposé dans un jardin d’orchidée et le restaurant est en plein air abrité par une jolie structure en bois. Le petit déjeuner est gargantuesque et varié, bref, je recommande vivement cet hôtel.

En ce qui concerne les restaurants, j’ai mangé une fois à l’hôtel (très bon) et une fois à la Résidence – une guesthouse où la nourriture était bon marché et plutôt bonne mais sans rien de particulièrement exceptionnel à signaler.

VII. KALAW 

Je suis arrivée à Kalaw en bus, avec environ trois heures de retard, au milieu de la nuit (2h30 je crois) et ma première impression de Kalaw a été celle d’une ville fantôme. A 2h du matin, les rues sont vides, noires et puis fraiches, bien plus fraiches que ce que j’avais prévu. Heureusement pour moi, le seul être humain dehors à cette heure là avait une moto et a accepté de m’amener à mon hôtel un peu en dehors de la ville.

 Que voir/ faire à Kalaw ?

Le principal attrait de Kalaw consiste dans la possibilité de faire de nombreux treks ayant la ville comme point de départ. Il peut néanmoins être agréable d’y passer un jour entier avant de repartir afin de se reposer dans la fraîcheur montagnarde et de visiter les différents points d’intérêt. A voir/faire :

  • Le marché de Kalaw (petit mais joli)

  • Le golf de Kalaw

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  • Shwe Oo Min Paya (grotte avec des statues de buddha)

  • Thein Taung Pagoda Monastery qui offre un point de vue sur la ville

  • Trek d’une journée

Pour ma part, je me suis contentée de me balader et de visiter les temples que je croisais sur ma route. Je n’ai pas beaucoup aimé l’ambiance de la ville de Kalaw, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de militaires et une ambiance un peu spéciale. J’en ai donc profité pour me reposer dans mon hôtel qui était très agréable.

 Que faire dans les alentours de Kalaw ?

Le trek le plus fréquenté par les touristes est celui qui part de Kalaw et qui va jusqu’au sud du Lac Inlay. Il est possible de le faire en deux ou trois jours avec nuits chez l’habitant ou nuit dans un monastère selon les agences. Plusieurs compagnies organisant des treks ont pignon sur rue à Kalaw et il est souvent possible de réserver le jour même.

J’ai choisi de faire le parcours en deux jours et une nuit car lorsque je suis arrivée à Kalaw il faisait froid et il avait beaucoup plu. J’avais réservé quelques jours avant auprès d’Eversmile par téléphone (la personne qui m’a répondu parlait très bien anglais). Le prix du trek avec cette agence s’élève à 32’000 kyats, ce qui comprend le transport en taxi jusqu’au début de la marche, le guide, la nuit chez l’habitant, le premier repas de midi, le repas du soir, le petit déjeuner et le second repas de midi ainsi que le transport d’un gros sac jusqu’à son hôtel au Lac Inlay et le bateau qui amène les marcheurs du sud du lac Inlay à la ville de Nyaung Shwe. Ne sont donc pas compris dans le prix l’eau et le prix d’entrée sur le site du lac Inlay qui est demandé à tous les étrangers (13’500 kyats ou 10 dollars). Le prix pour le trek de 3 jours et 2 nuits monte à 40’000 kyats. Les groupes de trekkeurs sont constitués de 10 à 12 personnes, ce qui leur permet de faire des prix si bas. J’ai trouvé que leurs prestations étaient de très bonne qualité : le guide, Mr Zaw parlait un très bon anglais et était très marrant et la nourriture très abondante et variée. Le confort est sommaire – tout le monde dort à même le sol dans une petite maison en bambou et se lave en se giclant de l’eau froide du puits – mais l’ambiance très bonne. Le trek en lui-même n’est pas très dur, les chemins sont principalement plats avec quelques montées raisonnables : la difficulté majeure, pour mon groupe, résidait dans les étendues extrêmement glissantes de boue que nous avons du traverser en raison de la pluie des derniers jours. Le dernier jour, il y a un bout de descente dans la montagne qui est un peu plus compliqué car il faut passer par des chemins en pierres irréguliers et glissants, ce qui est un peu fatiguant pour les chevilles, mais rien de dramatique. Les paysages sont beaux et principalement campagnards, on a croisé quelques champs de riz mais il s’agissait principalement sinon de champs de culture. L’ambiance dans mon groupe était très bonne et j’ai bien aimé profiter un peu de la nature du Myanmar tout en faisant un peu d’effort physique.

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 Où manger, dormir à Kalaw ?

J’ai passé deux nuits à l’hôtel Hilock Villa que je recommande chaudement (environ 35 dollars pour une chambre double). L’hôtel est constitué de petits chalets tout en bois abritant des lits confortables. Le petit déjeuner se prend dehors sur la terrasse et il est possible de choisir entre des toasts, des pancakes, du riz et des nouilles Shan. Le personnel est, comme souvent au Myanmar, souriant et prêt à aider leurs hôtes. L’hôtel est vraiment très agréable car il est situé sur les hauteurs de Kalaw, presque dans la forêt et donc particulièrement calme. Devant ma chambre il y avait une balancelle sur laquelle je me suis installée pour lire quasiment toute une après-midi. J’étais étonnée d’avoir pu bénéficier d’une telle qualité d’hébergement pour un prix si peu élevé.

En ce qui concerne les restaurants, j’ai mangé deux fois – déjeuner et diner tellement c’était bon – au New Simple Life. L’endroit se trouve un petit peu en dehors de Kalaw dans les hauteurs mais il vaut 100 fois le déplacement. La carte propose des sandwichs, des salades, des pâtes, et des pizzas. J’ai testé la salade (énorme, très bonne), les pâtes à la feta et aux tomates confites (un régal) ainsi que la brushetta à la feta, tomates et ail (incroyable). La cuisinière est charmante, elle parle très bien anglais, et elle fait elle-même sa feta ainsi que ses tomates confites. Il est surprenant de trouver de la si bonne nourriture italienne dans une petite bourgade du Myanmar. De plus, la salle est jolie et bien éclairée, ce qui n’est pas si fréquent !

 VIII. INLE LAKE

La lac Inle (ou Inlay) constituait la dernière étape de mon voyage et bien qu’il s’agisse de l’un des sites les plus touristiques du Myanmar, sa beauté en fait une étape incontournable.

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Les fameux pêcheurs du lac Inle

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 Que voir/faire au lac Inle ?

 Le meilleur moyen de découvrir le lac est bien évidemment de le sillonner en bateau mais il est également possible de visiter la région en faisant du vélo ou de la marche.

  • Un tour de bateau sur le lac

Il est très facile de trouver un batelier pour la journée, que ce soit dans chaque hôtel ou guest/house ou dans les rues de Nuang Shwe ou encore près des embarcadères. Les bateliers proposent un tour classique qui dure entre 7 et 8 heures et consiste à visiter plusieurs sites, parmi lesquels :

– un ou plusieurs villages flottants

– les jardins flottants

– des ateliers de fabrication de bijoux en argent

– des ateliers de tissage de soie et de lotus (oui, apparemment il est possible de tisser du lotus : les tisserandes extraient des fils des tiges puis les mettent à sécher avant de les utiliser et les produits réalisés valent 7 fois plus chers que ceux faits en soie)

– des ateliers de fabrication d’ombrelles

– des ateliers de fabrication de cigare

– le marché des cinq jours

– le monastère des chats qui sautent (même s’il n’y a plus aucun chat qui saute…)

Pour ma part, j’ai payé 18’000 kyats pour la journée car le batelier m’a emmené dans son village qui est légèrement plus loin que les autres sites (sans ce détour, le prix aurait été de 15’000 kyats).

Il faut se préparer à ce que la visite des différents ateliers soit extrêmement touristique : les employés viennent chercher les visiteurs à leur bateau, leur font faire un petit tour rapide de l’atelier en expliquant son fonctionnement puis les emmènent dans le magasin de l’atelier. Pour le côté authenticité il faut repasser. Cependant, même la visite de ces ateliers n’est pas complètement inintéressante : par exemple, je n’avais aucune idée de la manière dont on tissait le lotus ou extrayait l’argent des pierres qui en contiennent. De plus, il est parfois possible de « s’échapper » de l’atelier et d’aller visiter le village en question.

Toutefois, ce grand tour en bateau permet de passer du temps sur le lac, d’y découvrir ses petits villages, de croiser les locaux qui rentrent chez eux après avoir fait leurs courses en bateau, de voir les habitants travailler dans les jardins flottants, d’admirer les pêcheurs en équilibre sur un pied sur leur barque, en bref d’avoir un aperçu de la vie sur le lac.

Les bateliers sont flexibles et il est également possible de négocier un plus petit tour qui n’implique pas la visite de tous les ateliers. On m’a dit qu’une bonne option consiste également à partir vers 15h-16h lorsque la plupart des gens ont fini leur tour, que le lac se vide et que les ateliers ferment pour ensuite profiter du coucher de soleil sur le lac.

  • Un tour en vélo

Il est également possible de faire un bout du tour du lac (côté nord) à vélo. Le parcours traditionnel consiste à partir de Nyaung Shwe, rouler environ une heure jusqu’au sources d’eau chaude de Khaung Daing (en réalité deux bassins de piscine, rien d’exceptionnel) puis encore un kilomètre jusqu’à tourner à gauche dans un petit village pour y prendre un bateau et traverser le lac jusqu’à Maing Thauk. Maing Tauk est un village flottant qui comporte plusieurs restaurants. La suite du tour consiste à remonter vers Nyaung Shwe (1 heure environ) et il est possible de s’arrêter sur le chemin à la Red Mountain Estate Winery pour une dégustation de vin et profiter de la vue (non testé).

Le trajet à vélo n’est pas très difficile et il faut compter environ 3h en tout. La vue n’est pas incroyable mais il s’agit d’une activité sympa pour une matinée ou une après-midi.

  • Treks

 De nombreux treks ont comme point de départ ou d’arrivée le lac Inle. Il est très facile d’organiser une marche en se rendant dans l’une des nombreuses agences situées sur la rue principale de Nyaung Shwe.

 Où manger, dormir au lac Inle ?    

 La plupart des hôtels sont situés à Nyaung Shwe, la ville principale pour la région du lac Inle. Il est possible de dormir dans des hôtels à pilotis en dehors de la ville, la vue doit certainement être très belle mais je pense qu’il est alors bien plus compliqué de se déplacer, par exemple, pour aller manger dehors (taxi ou bateau ?). J’ai choisi pour cette raison de dormir à Nyaung Shwe.

 J’ai passé trois nuits à La Maison Birmane (environ 55 dollars la nuit en chambre double), un boutique hôtel très charmant. Les chambres sont situées dans des petits bungalows en bois, séparées les unes des autres par de nombreux arbres et plantes, elles sont joliment décorées et confortable. Le personnel est très souriant et aimable, le petit déjeuner très bon et il y a même un service de nettoyage de chaussures de trek J. De plus, l’hôtel se situe en dehors de la rue principale de la ville et donc au calme. En revanche, j’y ai dîné un soir et si le cadre est très beau, j’ai été un peu déçue par la nourriture.

En termes de restaurant, j’ai également testé le Live Dim Sum House qui avait de très bons avis sur internet. J’ai été un peu déçue mais c’est peut-être dû à mon manque de sensibilité à la nourriture chinoise. J’ai également déjeuné au Little Owl Grill où j’ai dégusté de très bonnes brochettes kefta de poulet et des brochettes de légumes. Une bonne adresse pour les voyageurs en manque de nourriture plus occidentale !

Laetitia.

Laetitia

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