Oman (road trip)

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Le Sultanat d’Oman est un pays au nom exotique, encore peu visité par les européens, quoi que l’on en entende de plus en plus parler en tout cas en France. Il s’agit d’un petit pays puisqu’il compte moins de 5 millions d’habitants pour une surface d’environ 309 000 km2, ce qui en fait un petit trésor à découvrir avant l’arrivée du tourisme de masse. De retour de 10 jours dans ce magnifique pays, j’ai déjà envie d’y retourner afin d’en poursuivre la découverte, de profiter de sa magnifique lumière, de son authenticité et de sa douceur de vivre.

The Sultanate of Oman is a country with an exotic name, still scarcely visited by Europeans, even though we talk more and more about it in France. It is a small country with less than 5 million inhabitants and a territory of about 309,000 km2, which makes it a little treasure to discover before the arrival of mass tourism.Back from 10 days in this beautiful country, I already wish to go back to continue discovering and enjoying the beautiful light, the authenticity and the sweet life of an Oman tourist.

  1. IMPRESSIONS GENERALES
  2. POURQUOI VISITER LE SULTANAT D’OMAN
  3. QUE FAUT-IL SAVOIR OU PRENDRE EN CONSIDERATION EN PLANIFIANT SON VOYAGE ?
  4. QUE VOIR ET FAIRE A OMAN
  5. MASCATE
  6. LA REGION DE NIZWA
  7. WAHIBA SANDS
  8. SUR LA COTE ORIENTALE D’OMAN : DE AL ASHKHARAH A MASCATE EN PASSANT PAR SOUR (ET PLUSIEURS WADIS)
  9. SALALAH
  10. RUB-AL-KHALI

IMPRESSIONS GENERALES

La première chose que l’on remarque en atterrissant à Mascate – outre le très bel aéroport flambant neuf – c’est le port par les omanais de leurs habits traditionnels. Les femmes sont voilées et vêtues de couleurs sombres tandis que les hommes portent le dishdasha, une robe longue de couleur claire ainsi qu’un chapeau. Le blanc / beige domine et c’est une couleur qui se retrouvera dans tout le pays, tant dans les couleurs des véhicules, de l’architecture que dans la lumière ambiante filtrée par la présence d’une légère brume constante.Le ton est donné: le voyageur est directement plongé dans une ambiance particulière soulignée par l’odeur de frankincense omniprésente à Oman. Ma première impression était celle d’une grande douceur.
Les 10 jours passés à Oman m’ont conduit à nuancer cette première impression : Oman se révèle une destination douce et paisible pour les touristes cela ne fait aucun doute, le Sultanat permet également à ses nationaux de mener une vie plutôt douce mais cette douceur ne touche pourtant pas tous les habitants du territoire d’Omanais.En effet, après plusieurs jours dans le pays et au fil de discussions avec les locaux, on se rend compte que la société omanaise est une société à deux vitesses: le gouvernement – entendez le Sultan – semble plutôt choyer ses citoyens: de nombreux étudiants sont sponsorisés par le gouvernement pour faire des études supérieures dans le pays ou à l’étranger, le gouvernement octroie à chacun un bout de terrain gratuitement à sa majorité et finance l’achat de maison ou de terrain pour ceux qui ont un salaire considéré comme peu élevé, bref un Etat généreux.
Toutefois, les omanais représentent tout juste la moitié de la population du Sultanat d’Oman (les chiffres qui nous ont été rapportés varient entre 48 et 52%): l’autre moitié est constitué d’immigrants en provenance principalement de l’inde, du Bangladesh et du Pakistan. Il est rare de voir un pays dans lequel la moitié de la population est constituée d’immigrants, surtout lorsque la distinction avec les locaux est si marquée. Le touriste distingue rapidement un citoyen omanais d’un local non omanais puisque seuls les citoyens omanais portent le dishdasha.
Autre indice: les citoyens omanais n’exercent quasiment que des métiers “nobles” ou protégés, comme par exemple celui de chauffeur de taxi: ainsi, les personnes qui nettoient la route le matin à l’aube avec des branches de palmier (véridique), les serveurs, les maçons et ouvriers sont quasiment toujours des immigrés.

Il est difficile de dire si Oman est un pays pauvre ou non: à priori ce n’est pas le cas au vu de la propreté ambiante, des bâtiments neufs et superbement entretenus, des excellentes infrastructures et du niveau d’éducation des omanais. Toutefois, il n’est pas certain que cette prospérité profite à toutes les personnes présentes sur le territoire. Finalement, l’image de la douceur est quelque peu amenuisée lorsque l’on se rend compte, en tant que touriste, que l’on ne voit pas de femmes omanaises. Peut-être celles-ci préfèrent éviter la chaleur, peut-être sont-elles trop occupées pour sortir, peut-être passent-elles d’une maison à l’autre tandis que l’espace public est réservé aux hommes, peut-être faut-il connaître les endroits fréquentés par les locaux pour voir des Omanaises mais ce qui est sûr c’est que l’absence de gente féminine dans les rues est anxiogène et l’on ne peut s’empêcher de se demander où elles se trouvent.10 jours ne suffisent pas pour se faire une opinion tranchée sur la société omanaise en raison de ses nombreuses subtilités – la division de la population omanaise en plusieurs tribus, l’existence de plusieurs dialectes, la distinction entre les différentes régions, etc. La douceur subsiste pour le voyageur même s’il ne cesse de s’interroger sur cette société à deux voire trois vitesses.

POURQUOI VISITER LE SULTANAT D’OMAN ?

Le pays est magnifiqueLes images suffisent à démontrer cette affirmation :Oman offre aux voyageurs une diversité d’activités et de paysages impressionnante
On y trouve des fjords au nord du pays (eh oui !), des déserts de sable, des étendues désertiques de cailloux, des montagnes, des plages plus ou moins sauvages, des grandes villes, des petits villages, des wadis, des parcs naturels, etc etc. Chaque trajet en voiture permet de découvrir une grande diversité de paysages.

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Les amoureux de la faune et de la flore pourront prendre un bateau pour aller voir des dauphins ou observer des oryx ou des léopards ou encore des tortues vertes dans les réserves ainsi que découvrir les très nombreuses espèces d’arbres présentes sur le territoire, parmi lesquelles les arbres qui donnent de l’encens (frankincense) et des baobabs ( !).

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Les personnes demandeuses d’activités culturelles pourront visiter les nombreux musées du pays ou se rendre à l’opéra de Mascate, par exemple. Quant aux sportifs, ils trouveront à Oman plusieurs itinéraires de randonnées dans des paysages à couper le souffle et la possibilité de faire de la plongée. Finalement, pour les foodies, ils pourront faire des expériences culinaires intéressantes comme par exemple manger du chameau ou boire du lait de chamelle :).

Il est très facile de se déplacer dans le pays (avec une voiture)Il est très simple de voyager à Oman à condition d’avoir une voiture et plus précisément un 4×4. Il ne s’agit pas là d’une fausse mise en garde : la voiture est absolument nécessaire, même pour visiter Muscat par exemple (nous avons testé Muscat sans voiture, c’est faisable mais franchement pas pratique : en une journée nous avons du prendre quelque chose comme 12 taxis et à chaque fois il faut négocier le tarif et trouver un chauffeur qui connaisse notre destination). Les routes sont d’excellente qualité dans tout le pays – du niveau routes suisses, c’est dire – et toutes les infrastructures sont conçues pour une société qui ne se déplace que sur quatre roues : on trouve des stations-services partout et des parkings devant chaque restaurant, supermarché ou site à visiter.

Un 4×4 est requis pour les routes de montagne qui sont extrêmement abruptes – on se demande parfois si les ingénieurs se sont lancés le challenge de réduire les virages au maximum – ainsi que pour la conduite dans le désert, sur les plages et dans certains wadis. Pour les villes et les trajets inter villes une voiture normale suffit. Je recommanderai la location d’un GPS (ou mieux encore, d’apporter son propre GPS) car le système d’indications sur la route n’est pas toujours très performant, surtout pour des touristes qui ont  l’habitude d’indications à l’européenne, c’est-à-dire plusieurs centaines de kilomètres à l’avance. A Oman, les panneaux au bord de la route indiquent généralement que les localités à une dizaine de kilomètres de distance, ce qui ne permet pas d’être certain de s’engager dans la bonne direction au début d’un long chemin. A noter : l’application Mapsme est plutôt performante dans le pays même si évidemment, son utilité reste limitée en plein milieu du désert !
En outre, tous les omanais parlent anglais, ce qui est d’ailleurs assez impressionnant. Ainsi, il est toujours possible de demander son chemin. En revanche, il ne faut pas oublier que la densité à Oman est de 16 personnes / km2 et donc qu’il est facile de rouler plusieurs heures sans croiser personne. Ainsi, si le responsable de l’agence de location de voiture vous affirme, comme cela a été le cas pour nous, que vous n’avez pas besoin de GPS car il suffit de s’arrêter et de demander son chemin, ne vous y fiez pas, conseil d’ami.

Oman est un pays très safe (même si peut-être moins recommandé pour une femme seule)
Le Sultanat d’Oman est un pays dans lequel il y a très peu de vandalisme : il est tout à fait possible de laisser ses affaires dans la voiture pour aller visiter un site et l’on y perd l’habitude de faire constamment attention aux voleurs. En revanche, je ne recommanderai pas nécessairement à une femme d’y voyager seule en dehors de Mascate. Ou alors de se voiler quasiment intégralement pour passer inaperçue. En effet, on s’aperçoit rapidement en visitant le pays que l’on ne voit pas de femmes et cela crée une atmosphère étrange. Il semble que celles-ci sont plutôt considérée dans le monde du travail : Oman pratique une politique de salaire paritaire hommes / femmes et la gente féminine peut accéder à des postes stratégiques et important. Et pourtant, lorsque l’on se promène dans les rues, particulièrement le soir, on n’en voit que très peu et ces dernière sont voilées quasiment intégralement et même intégralement pour certaines. On en déduit donc qu’elles doivent rester à l’intérieur après leur travail si elles travaillent.Pour en revenir aux voyageuses solo, mon intuition est qu’il ne leur arrivera rien de très problématique mais qu’elles ne se sentiront pas toujours à l’aise.

Pour ma part, je me souviens particulièrement d’une visite d’un marché à Sour (pourtant dénommé le Souk des femmes…) où – à l’exception de 2 ou 3 femmes intégralement recouvertes par plusieurs épaisseurs de voiles noirs – j’étais la seule représentante de mon sexe dans la rue. Même avec une présence masculine à mes côtés, je me suis sentie extrêmement observée – mes pieds nus attiraient particulièrement l’attention – et dans ces ruelles sombres j’étais bien contente de ne pas être seule.La meilleure solution consiste probablement, pour une femme seule, de se joindre à un groupe ou alors de faire un tour avec un guide omanais. Il est judicieux pour toute voyageuse – qu’elle soit seule ou non – d’emporter des habits bien couvrants. Pour visiter la grande mosquée de Mascate, par exemple, les femmes doivent avoir les bras, les jambes et la tête couverte. Pour ma part, j’avais opté pour des t-shirt à manche 3/4 pour Mascate et la côte et pour des manches plus longues pour le centre du pays. Il est également recommandé de toujours avec sur soi un foulard qui permet de se couvrir la tête ou les bras.

Oman est une destination totalement dépaysante
Le Sultanat d’Oman est la destination parfaite pour ceux qui cherchent à s’évader de leur quotidien et qui aiment se sentir loin de chez eux pendant leurs vacances. En premier lieu, les paysage sont très différents de ceux que l’on trouve en Europe: il est en effet inhabituel pour une personne vivant en Europe occidentale de traverser autant d’étendues désertiques, de se promener dans des villes aux bâtiments quasi monochrome ou encore de visiter des oasis.

En outre, le voyageur occidental pourra s’étonner de l’urbanisme omanais et des maisons construites quasiment les unes sur les autres alors que l’espace ne manque pas ou alors des maisons incroyables du type manoir construites au beau milieu de nulle part. On voit des choses surprenantes à Oman comme par exemple des chameaux qui traversent tranquillement la route, une fabrique de glace située au milieu d’une étendue désertique (et brûlante), des centaines de casernes de police gigantesques également construites au milieu de nulle part.En second lieu, le fait que les Omanais soient vêtis de leurs vêtements traditionnels et parle une langue étrangère (du moins pour moi qui ne parle pas Arabe) ajoute un petit côté exotique non négligeable.

Finalement, le rythme omanais est bien différent du rythme parisien par exemple: leurs gestes et déplacements sont bien plus lents et ils ne semblent pas gagner par le stress que peuvent subir les citadins des grandes villes !

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QUE FAUT-IL SAVOIR OU PRENDRE EN CONSIDERATION POUR PLANIFIER AU MIEUX SON VOYAGE ?

En vrac, quelques informations / conseils :

  1. Les deux jours du weekend omanais sont le vendredi et le samedi ;
  2. Le vendredi jusqu’en début d’après-midi est réservé aux prières : quasiment tout est fermé et les rues sont vides. Il n’est donc pas possible de visiter une mosquée à ces heures ;
  3. Le soleil se couche très tôt par rapport à l’Europe (environ 18h au mois de mai) et la nuit tombe vite ;
  4. Les locaux estiment que la meilleure période pour visiter leur pays s’étend de novembre à mars en raison de la chaleur supportable. Au début du mois de mai il fait en moyenne 40 degrés, ce qui est supportable après un petit temps d’adaptation. En revanche, il paraît que la température augmente rapidement après ces dates pour atteindre plus de 50 en juillet / août ce qui rend le voyage difficile (à part à Salalah qui possède un climat très particulier) ;
  5. La plupart des omanais parlent anglais mais ce n’est pas le cas de la totalité de la population du pays ;
  6. Les prises omanaises nécessitent un adaptateur pour brancher les appareils européens / américains ;
  7. On trouve de l’alcool quasiment que dans les grands hôtels mais cela permet de tester les nombreux cocktails de jus de fruit et notamment le fameux jus de citron à la menthe parfaitement délicieux et rafraichissant. ;
  8. On trouve à acheter de l’eau très facilement partout à Oman. En revanche, il n’est pas toujours facile de trouver des endroits pour s’arrêter déjeuner entre les localités (et même dans certains petits villages). Il faut donc prévoir de quoi survivre ou se contenter des victuailles trouvées dans les petits supermarchés (par exemple les sandwichs vache-qui-rit sur du pain plat qui nous ont sauvé !) ;
  9. Il existe de nombreux wadis à Oman et il s’agit vraiment de sites à ne pas manquer. Il est recommandé d’en visiter plusieurs car ils sont tous assez différents et surtout d’allouer assez de temps pour chaque visite (au moins 3 ou 4 heures si l’on veut explorer un peu et se baigner tranquillement). Les wadis sont assez rocailleux et des chaussures de baignade peuvent être utiles ! Dans les wadis, comme dans les lieux où se trouvent les locaux, il vaut mieux se baigner en t-shirt et en short pour les femmes.

QUE VOIR ET FAIRE A OMAN ?

Nous avons passé 10 jours dans le pays et sincèrement cela n’était pas suffisant. A mon avis il faut compter au moins deux semaines sur place si l’on veut faire les choses tranquillement et trois semaines si l’on souhaite plus ou moins tout voir. En deux semaines, il est possible d’aller de Mascate à Salalah par les terres en passant par Nizwa et de revenir par la côte (ou l’inverse). En trois semaines, il est possible d’ajouter à cette boucle la visite de la région du nord de Mascate ainsi que les fjords de l’extrême nord du pays (Musandam).Pour voir le maximum, il semble que la solution la plus adaptée soit de louer une voiture et de faire quelques nuits de camping sauvage car si les routes sont en excellent état, les distances entre les sites peuvent être longues et ne pas offrir de possibilité d’hébergements.

À titre indicatif, notre itinéraire était le suivant (en voiture sauf si indiqué) : Jour 1 et 2 : Mascate
Jour 3 : Misfah Al Abreen et Jebel Shams
Jour 4 : Nizwa – Bidyah – Wahiba Sands (nuit dans le désert)
Jour 5 : Wahiba Sands – Al Ashkarah
Jour 6 : Wadi Ben Khalid – Sour
Jour 7: Wadi Shab – Mascate (pour prendre l’avion jusqu’à Salalah)
Jour 8 : matinée à Salalah – départ pour le désert Rub Al Khali
Jour 9 : Rub Al Khali – après-midi à Salalah
Jour 10 : départ

Cet itinéraire nous as permis de voir beaucoup sans trop courir. Mon plus grand regret est de ne pas avoir eu le temps d’aller dans les Sugar Dunes qui ont l’air superbe et d’y faire une nuit de camping sauvage mais selon les locaux, cela ne vaut la peine qu’au milieu d’un itinéraire Mascate –Salalah en voiture. A bon entendeur…

MASCATE

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La capitale Mascate  – et son aéroport flambant neuf  datant de mars 2018 – représente la porte d’entrée dans le pays et une étape intéressante. La ville est assez grande (environ 2 million d’habitants pour 50 kilomètres2 de superficie) et elle est surtout étendue car elle a été construite sur une bande de terre entourée d’un côté de la mer et de l’autre de la montagne. Les bâtiments sont tous blanc ou beige, c’est plutôt joli, surtout quand ils se détachent sur la roche. Passer 1 ou 2 journées à Mascate (voire 3 si l’on souhaite faire un tour pour voir les dauphins – apparemment il est très facile de les apercevoir – ou une journée entière de plage) représente une bonne introduction au pays. Ces quelques jours permettent de s’habituer à la chaleur et d’en apprendre un peu plus sur la culture omanaise.

La capitale Mascate  – et son aéroport flambant neuf  datant de mars 2018 – représente la porte d’entrée dans le pays et une étape intéressante. La ville est assez grande (environ 2 million d’habitants pour 50 kilomètres2 de superficie) et elle est surtout étendue car elle a été construite sur une bande de terre entourée d’un côté de la mer et de l’autre de la montagne. Les bâtiments sont tous blanc ou beige, c’est plutôt joli, surtout quand ils se détachent sur la roche. Passer 1 ou 2 journées à Mascate (voire 3 si l’on souhaite faire un tour pour voir les dauphins – apparemment il est très facile de les apercevoir – ou une journée entière de plage) représente une bonne introduction au pays. Ces quelques jours permettent de s’habituer à la chaleur et d’en apprendre un peu plus sur la culture omanaise.
La vie des habitants de Mascate apparâit quelque peu différente des habitants des grandes villes occidentales. Il semble que les omanais vivent en famille. On voit très peu de femmes dans la rue et même dans les coffee shops donc on peut en déduire (peut être trop hâtivement ?) qu’elles restent chez elles ou du moins à l’intérieur.
Concernant les jeunes, ils aiment se retrouver la journée dans des coffee shops, par exemple au Starbucks qui se trouve sur Love Street (une rue qui longe la mer) ou à l’intérieur des malls dans l’air climatisé. Le quartier autour du souk de Mutrah est bien animé à la tombée de la nuit le weekend. Il existe également quelques endroits pour sortir la nuit qui servent aussi de l’alcool, la plupart dans des hôtels comme Rock Bottom, Zouk (Crown Plaza), Safari (Hyatt), Trader Vics (InterCon), Park Inn, Feeney’s. Toutefois, ne les ayant pas testés, je ne peux dire s’ils sont fréquentés par les locaux. Mascate est une ville plutôt tranquille, la journée comme la nuit, et très loin de l’agitation de sa voisine Dubai.

Où se loger à Mascate ?


Il est possible de trouver un hébergement dans différents quartiers de la ville, par exemple Al Qurum – proche de plusieurs attractions – ou Muttrah qui est l’une des parties plus anciennes de la ville. Il est également possible de choisir un des grands hôtels comme le Chedi, le Shangri-là ou Al Bustan Palace qui sont plus excentrés mais qui ont l’avantage d’avoir de belles plages. De toute façon, une voiture est quasi-indispensable (en l’absence de tout conducteur il est possible de tout faire en taxi mais c’est peu pratique…).Pour notre part, nous étions au Mutrah Hotel, un petit hôtel très correct et très propre (environ 50 euros la nuit pour deux en chambre supérieure, réservation sur Booking ou Expedia). Je l’avais choisi pour sa localisation : environ 20 minutes à pieds du vieux souk de Mutrah mais en raison de la chaleur on a préféré prendre un taxi !


Où manger à Mascate?

Parmi les nombreux restaurants de la ville, on a testé :

1. Bait al Luban : restaurant à l’étage d’un bâtiment qui se situe en face du marché aux poissons. Il y fait frais et la salle est très agréables : les convives s’installent à même le sol sur des coussins colorés et on leur sert pour commencer un verre d’eau à l’encens. La nourriture qui est servie est traditionnelle, on y trouve des viandes ou du poulet avec du riz ou des plats plus en sauce. L’endroit est très agréable même si la nourriture gagnerait à être plus relevée mais peut-être nos palais avaient besoin d’un petit temps d’adaptation aux saveurs locales.

2. Ubhar : il s’agit d’un restaurant situé très près de l’opéra, très climatisé. Il figure sur la liste des meilleurs repas que nous ayons fait à Oman. La carte permet de choisir à la fois entre des plats plutôt traditionnels omanais ou arabes ainsi que des plats de cuisine plus internationale (par exemple des assiettes de pâtes). Je recommande fortement le plateau de petits plats à partager qui nous a permis de découvrir plein de spécialité et notamment un plat de viande traditionnelle qui est cuite pendant trois jours. Tout était très bon.

3. Le Beach Hotel (restaurant du Chedi, mieux vaut réserver surtout pendant la haute saison touristique) : lorsque l’on arrive au Chedi, on a l’impression de se couler dans le luxe. En soirée, tout est superbement illuminé à la bougie. Le restaurant Beach, comme son nom l’indique, se situe sur la plage. Devant chaque table on trouve une torche ce qui fait que les convives dinent au son délicat du roulis de la mer et du feu des torches. La carte offre principalement des fruits de mer et du poisson, les plats sont très bons (même si le poisson est un peu trop cuit mais il semble que ça soit à la manière omanaise) et les desserts créatifs. Le restaurant sert de l’alcool : les prix ne sont pas donnés mais le fait de diner en bord de mer dans un éclairage romantique le justifie certainement.Un habitant de Mascate m’a également recommandé les restaurants suivants pour de la cuisine omanaise / arabe : Shabestan, Beit Al Bahr, Al Tanoor, Asmahan

Que voir / faire à Mascate ?

Il existe de nombreuses activités à faire à Mascate :
1. *** Se promener sur la corniche de Mascate à l’heure du coucher de soleil : il s’agit d’une jolie ballade que l’on peut pousser jusqu’à Riyam Park pour avoir une vue sur la ville. Le vendredi du soir du moins, on rencontre beaucoup de locaux qui effectuent cette sortie en famille, l’ambiance est très sympathique.                                                                           

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2. ***Visiter la Grande Mosquée (heures de visite : 9h-11h tous les matins sauf le vendredi, gratuit) : si les voyageurs pressés ne doivent visiter qu’une seule chose à Mascate, je leur conseillerai de miser sur la Grande Mosquée. Attention pour les femmes, la tenue vestimentaire est stricte : il faut avoir les épaules, les bras et les jambes couvertes – y compris les chevilles – ainsi qu’un voile sur la tête. J’ai entendu dire qu’il était possible de louer une tenue adéquate au café de la mosquée si nécessaire. Il faut prévoir assez de temps pour visiter la mosquée (environ 2 heures) car c’est un grand bâtiment et que l’entrée dans les salles de prière impose de retirer ses chaussures … et donc de les remettre. L’extérieur de la mosquée qui a été construite dans les années 1990 est d’un blanc immaculé. Il est possible de visiter les deux salles de prière : celle des femmes, beaucoup plus petite, et celle des hommes la plus majestueuse avec son tapis qui a occupé 600 ouvrières pendant quatre ans. La Mosquée est très belle et le lieu apaisant, elle vaut vraiment le détour. Pour avoir une belle vue sur le bâtiment depuis l’extérieur, il vaut mieux se diriger vers la route principale de Mascate (Sultan Qaboos Road).

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 3. *** Aller voir le Palais du Sultan : Il n’est pas possible de visiter l’intérieur du palais royal mais aller voir sa façade vaut la peine car le lieu est joli. Le palais fait face au Ministère de la Finance, un grand bâtiment blanc qui se détache sur la roche et il est situé à quelques minutes à pied du nouveau Musée national (cf. ci-dessous). Le mieux est de s’y rendre en fin d’après-midi lorsqu’il fait un peu moins chaud et que la lumière est chatoyante.

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 4. **Visiter le souk de Mutrah (ouvert le matin et à compter de 17 heures le soir) : le marché est typique, fréquenté par de nombreux locaux et assez joli même si les étals se ressemblent beaucoup. Les voyageurs qui souhaitent ramener des souvenirs y trouveront des pashminas, de l’encens, des cannes de chameliers, des coffrets, etc.

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 5. ** Visiter le Musée national d’Oman (quelques oman rials) : ce musée, ouvert en 2016 et donc flambant neuf, est assez intéressant et constitue un autre lieu où les touristes trouveront de la fraicheur pendant quelques heures. La collection est disposée sur deux étages et recense aussi bien des objets archéologiques que des reproductions de modèle de bateaux traditionnels. On y trouve également une salle sur les relations entre Oman et les autres pays où encore une salle qui évoque les caractéristiques des différentes régions. Il s’agit dont en même temps d’un musée d’histoire naturelle, d’histoire et d’art qu’il n’est pas inintéressant de visiter, si ce n’est pour apprécier la manière dont les conservateurs choisissent de présenter l’histoire du pays (le visiteur critique s’étonnera de la moindre mention de l’époque de la domination portugaise). Il y a un petit coffee shop à l’intérieur du musée.                     


6. *Visiter l’opéra de Mascate (visites guidées obligatoires, tous les jours sauf le vendredi jusqu’à 12h ou 14h, les informations diffèrent, 3 OMR par adulte) : l’Opéra de Mascate, dessiné par le Sultan lui-même et construit en 2011, est le plus grand opéra du Golf. Il est possible d’y assister à des représentations d’opéras classiques mais également à des comédies musicales ou à des concerts de jazz. En revanche, il y a peu de représentations (environ 5 par mois, ce qui laisse à penser qu’aucun spectacle n’est produit sur place). Le bâtiment est clinquant mais possède une certaine beauté. La visite guidée ne dure pas très longtemps, 10 minutes au maximum mais les voyageurs amateurs d’opéra apprécieront peut-être les caractéristiques techniques de la salle tandis que ceux qui supportent mal la chaleur seront sûrement contents d’être dans l’air climatisé ! A côté de l’opéra on trouve un mall dans lequel se côtoient les boutiques de luxe ainsi qu’un coffee shop fréquenté par les jeunes locaux. Entre l’opéra et le mall on trouve un restaurant fauchon ainsi que le restaurant le plus chic de Mascate, Al Angham, que l’on dit tenu par le chef du Sultan lui-même ; tenue de soirée (et bourse bien remplie) exigée !

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7. *Love Street : lieu de rencontre des jeunes locaux du weekend, la Love street est en réalité une route (comprendre un axe de passage des voitures, pas un petit chemin joli) qui longe la mer sur laquelle on trouve un café et un Starbucks. Il peut être agréable d’y faire une pause et surtout, si c’est le weekend, cet arrêt donnera au voyageur l’impression de participer à la vie locale ;


8. Faire un tour pour aller voir les dauphins (non testé mais recommandé par un habitant de Mascate) ;

9. Aller à la plage (par exemple dans un bel hôtel)

10. Visiter l’un des musées de Mascate.                                                                                                           

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LA RÉGION DE NISWA

Très vite lorsque l’on sort de Mascate, le paysage change et la ville laisse place au désert de cailloux, ou”reg”pour les amateurs de mots croisés. Il est étonnant pour ceux habitués à l’urbanisme occidental de voir tant de maisons construites au milieu de rien ou de pas grand-chose, surtout lorsque ces maisons ressemblent à des mini palais. Peut-être cette implantation étonnante tient au fait, comme il nous l’a été expliqué par un guide, que le gouvernement attribue à chaque omanais une parcelle de terrain dans sa région d’origine. Apparemment, les parcelles sont dessinées puis attribuées par loterie : un terrain offert permettrait d’expliquer cet étrange urbanisme, je regrette de ne pas avoir pris plus de photos de la route pour démontrer mes dires.

La ville de Nizwa, ancienne capitale du Sultanat d’Oman, est la capitale de la région Ad-Dākhilīyah. Il semble que ce soit une ville assez importante et assez grande, du moins c’est l’impression que l’on a eue en arrivant à sa périphérie ou en parlant avec les locaux. Il est possible de s’y rendre en une journée depuis Mascate car le trajet dure environ 2 heures en voiture. En revanche, si l’objectif est de visiter également les alentours de la ville, il vaut mieux prévoir de passer une nuit dans cette région.

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L’intérieur du pays est plongé dans une atmosphère quelque peu conservatrice que Mascate : par conséquent, les femmes voyageuses veilleront à se couvrir les bras et les jambes. Dans le village de Misafah Al Abriyeen des panneaux indiquent aux visiteurs « please remember that short clothes are very offensive ».


Où dormir dans la région de Nizwa ?

La région de Nizwa offre de nombreuses possibilités d’hébergements, que ce soit dans la ville elle-même ou dans les alentours, par exemple au sommet du Djebel Akhdar (massif central des monts Hajar) ou dans le petit village de Misfah Al Abriyeen (il ressort de mes recherches plutôt extensives sur internet que la Misfah Old House est un hébergement recommandé quoique simple). Pour notre part, nous avons opté pour le luxe suprême et nous avons passé une nuit à Anantara Al Jabal Al Akhdar Resort qui, malgré son prix, en valait franchement la peine. L’hôtel, situé à environ 2000 mètres d’altitude sur le Saiq Plateau, offre le service d’un cinq étoiles (je mettrais 10 étoiles mais il paraît que le système s’arrête à cinq…) et une vue incroyable sur un grand canyon. Tout est parfait dans cet hôtel et mon unique regret a été de ne pas pouvoir y rester plus longtemps.A noter : la montée de Nizwa jusqu’au sommet du Djebel Akhdar prend environ 1 heure et nécessite un 4×4 D’ailleurs, il faut passer par un check point de la police militaire et seuls les 4×4 sont autorisés à monter. On comprend rapidement pourquoi : la route est extrêmement abrupte et en seulement quelques virages on atteint le sommet de la montagne. La montée vaut la peine même en ne passant pas la nuit au sommet : les paysages sont lunaires et la lumière qui baigne le canyon douce et brumeuse.


Que voir / que faire dans la région de Nizwa ?

La région de Nizwa offre de nombreuses possibilités de visites :

1. ***Monter sur le Mont Jedel Adkhar (cf. ci-dessus dans la partie Ou dormir dans la région de Nizwa) ;

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2. *** Visiter le fort de Nizwa : le fort de Nizwa a été érigé au XVIIe par le Sultan bin Saif Al Yarub, c’est un bâtiment très bien conservé (et probablement beaucoup restauré). Il faut compter entre 1h30 et 2h pour le visiter et la visite guidée nous a été fortement recommandée par les locaux afin de découvrir toutes les pièces intéressantes (il est vrai que le bâtiment a un petit côté labyrinthe). Pour notre part, nous n’avions qu’une heure et c’est clairement insuffisant pour tout voir.Le bâtiment est beau, intéressant et la montée dans la tour offre une belle vue sur la mosquée, la ville de Nizwa et la palmeraie. Au pied du château se trouve un petit café pour se désaltérer (la montée des marches de la tour à 43° oblige).

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3. *** Visiter le souk de Nizwa : le souk de Nizwa entoure le fort et regorge de petites boutiques dans lesquelles il est possible de trouver de l’artisanat local (ainsi que des pièces fabriquées en Turquie…). Il est fermé en milieu de journée et par conséquent nous n’avons pu juste regarder les devantures de quelques boutiques. Les guides et les blogs recommandent de s’y rendre le vendredi matin afin d’assister au marché des bestiaux.

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4. *** Visiter Misfah Al Abriyeen : Misfah al Abriyeen est un petit village constitué de maisons en pisé construites à flanc de montagne sous une palmeraie (datteraie plutôt si ce terme existe). A l’arrivée au village, les panneaux semblent indiquer deux Misfah Al Abriyeen, l’un de chaque côté de la vallée. La partie que l’on découvre en tournant directement à droite est la partie plus moderne et donc moins intéressante. Toutefois, elle permet d’avoir une bonne vue sur la partie plus ancienne du village qui se fond dans la roche. En continuant tout droit, on arrive sur un petit parking où les voyageurs peuvent se garer pour ensuite aller explorer à pied. Plusieurs trajets de randonnées peuvent être suivis depuis ce petit village : il y a un panneau qui les indique à son entrée. Pour notre part, nous avons sillonné les petites ruelles du village, passé par les maisons en ruines et descendus les marches sous les dattiers jusqu’aux profondeurs de la vallée (il semble possible de remonter ensuite de l’autre côté, c’est-à-dire du côté de la ville nouvelle mais au vu de la chaleur, on y a renoncé). La promenade est agréable : le chemin est bien dégagé, il fait bon sous les dattiers, le soleil qui passe à travers ces grands arbres illumine les maisons d’une lumière dorée et la vue sur la vallée est superbe. 

A noter : il est possible de trouver à la Misfah Old House ou au Misfah Hospitality Inn de quoi boire mais nous n’avons pas trouvé de lieu où déjeuner dans la partie ancienne du village. Dans la partie nouvelle il y avait un panneau « selling food stuff » mais les voyageurs préféreront peut-être prendre des victuailles avec eux.

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Et dans les visites prévues mais non testées par manque de temps:Visiter Al Hamra et son musée vivant (Bait Al Safah) : Al Hamra est une petite ville au moins partiellement abandonnée avec des maisons en pisé. Le musée vivant semble être une bonne occasion d’interagir avec des locaux et d’en apprendre plus sur leur artisanat.

Visiter le fort de Bahla : selon les commentaires lus sur les blogs, l’un de plus beaux forts du pays.

WAHIBA SANDS

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Le désert de Wahiba Sands est un « petit » (12 500 km2) désert de dunes de sable situé au centre du pays, ce qui en rend l’accès facile pour une excursion journalière ou pour y passer une nuit (fortement recommandé). Pour autant, lorsque l’on s’y enfonce, on se retrouve rapidement au milieu de rien avec uniquement des dunes à perte de vue. La lumière du soir est plutôt blanche, ce qui fait ressortir les tons jaunes des dunes. Le sable au moment du coucher du soleil n’est pas trop chaud, ce qui permet de dévaler les dunes pieds nus et de bien ressentir les différentes densités de celles-ci (et donc de comprendre à quel point il peut être traître de conduire dans le désert). La lumière tôt le matin – c’est-à-dire au lever du soleil, vraiment tôt – est pour sa part plus chaude, ce qui fait que les dunes sont plutôt orangées et c’est réellement superbe.

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La nuit dans le désert est une expérience unique en raison de la qualité du silence. On n’y entend strictement rien à part, à certains moments, les bruits de quelques petits rongeurs. Il s’agit d’un silence plutôt apaisant, celui de l’immensité de la mer de sable qui vous entoure. En outre, dormir dans le désert permet d’admirer un ciel étoilé de toute beauté. Pour la première fois, j’ai vraiment compris le sens de l’expression « la voute céleste » car le fait d’avoir une vue entièrement dégagée sur les étoiles sans lumière parasite donne réellement l’impression d’être sous une voûte d’étoiles. Finalement, le soir – du moins au mois de mai – il y a un petit air agréable dans le désert qui permet de passer la nuit sans avoir trop chaud (dans les mois moins chauds, en revanche, il est important de prévoir des habits chauds pour la nuit).

Il semble quasiment tautologique de rappeler que le désert est constitué de … sable. Et pourtant c’est une donnée à prendre considération lors de la préparation des sacs pour le désert car le sable est fin et s’incruste partout. Il est donc recommandé de préparer un sac avec uniquement les affaires nécessaires et afin éviter d’ouvrir les valises /sacs à dos.  Pour les personnes avec des yeux sensibles, il est judicieux de garder des lunettes sur le nez et de prévoir des gouttes pour nettoyer les yeux le soir.

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Où dormir dans Wahiba Sands ?

Il existe de nombreuses possibilités d’hébergement dans ou proches du désert. Les camps sont plus ou moins grands, plus ou moins luxueux et plus au moins authentiques. Pour notre part, nous souhaitions un camp avec peu de touristes et nous avions donc opté pour l’un des deux camps de Bediyah Safari (http://www.omansafaris.com/) que nous avions réservé sur airbnb… et oui la technologie fonctionne même pour le désert !

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Notre séjour avec Bediyah Safari correspond exactement à ce qui était annoncé sur leur site internet avec en plus des conversations avec un hôte qui a vécu toute sa vie dans le désert ou à proximité et qui connait donc parfaitement son sujet. Le camp était constitué de cinq petites cahutes faites en feuilles de palmiers (deux chambres, une cuisine, une pièce principale où sont pris les repas, une petite salle de bain) ainsi qu’un enclos avec des chèvres et des dromadaires. L’avantage de ce camp c’est sa petite taille, ce qui permet de vraiment expérimenter le silence du désert sans une horde de touristes ainsi que sa petite salle de bain rustique mais dans laquelle il est si agréable de pouvoir laver tout le sable qui s’accumule sur le corps de ceux qui se promènent dans les dunes. En outre, les lits sont confortables et la nourriture très bonne et abondante.

Que faire dans Wahiba Sands  ?

Se promener sur les dunes, admirer le sable qui change de couleur, regarder les étoiles, apprécier le silence et savourer le sentiment d’immensité de la nature environnante.

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SUR LA COTE ORIENTALE D’OMAN : DE AL ASHKHARAH A MASCATE EN PASSANT PAR SOUR (ET PLUSIEURS WADIS)                                                                     

Al Ashkharah est le point le plus au sud que nous ayons rejoint en voiture (un local nous a déconseillé de nous rendre aux White Dunes, comme cela était initialement prévu, au motif que cela représentait trop de trajet pour le temps que nous avions). Il s’agit d’une petite localité qui ne présente pas tellement d’intérêt si ce n’est d’être au bord de la mer et d’offrir quelques possibilités d’hébergements sur cette partie de la côte.La route entre Al Ashkharah et Mascate – la quasi-autoroute et non pas la route du littoral – prend environ 4 heures. Toutefois, en s’arrêtant en chemin, le trajet peut facilement prendre 3 jours. La route offre quelques beaux points de vue sur la mer : la route du littoral semble plus intéressante mais également plus compliquée à suivre pour des voyageurs non expérimentés dans la conduite sur le sable.

Pour notre part, nous avons coupé le trajet comme suit :
1. Départ de Wahiba Sands vers 10h – route vers Al Ashkharah (et nous sommes descendus un peu plus vers le sud pour voir les paysages)
2. Al Ashkharah – Wadi Ben Khalid – Sour3. Sour – Wadi Shab – Mascate.

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  Que voir / faire et où dormir à Al Ashkharah ?

La petite ville balnéaire n’est pas d’un très grand intérêt. L’intérêt réside plutôt dans les kilomètres de sable blanc qui bordent une mer assez sauvage ainsi que les paysages désertiques que l’on croise sur le trajet (que ce soit en remontant du sud ou en venant en provenance de Mascate).Le Alashkhara Beach Resort offre un bon point d’étape, quasiment perdu au milieu de nulle part et fréquenté autant par les omanais que par les touristes. Il dispose d’un accès direct sur la plage, d’une piscine et d’un restaurant qui sans être exceptionnel reste correct et permet de se sustenter (c’est à peu près la seule option dans les environs de toute façon…).

WADI BEN KHALID

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Le Wadi Ben Khalid est un incontournable, c’est un lieu majestueux, de toute beauté et de grande tranquillité, du moins quand il n’y a pas trop de visiteurs bruyants. Même dans ce cas, le lieu reste à visiter. L’entrée de la vallée est plutôt bien indiquée sur la route : il ne faut pas hésiter à continuer à monter après les localités dépassées. Il y a un petit parking à son entrée. Du parking au premier bassin il faut marcher quelques minutes à plat (il y a là un restaurant). Il faut marcher un peu plus pour s’enfoncer dans la vallée : si le chemin est rocailleux, la marche n’est pas très difficile. En revanche, il faut parfois traverser des petits cours d’eau et donc soit mouiller ses chaussures soit se déchausser. Cela vaut vraiment la peine de s’éloigner du premier bassin car plus l’on avance, plus la vallée se rétrécit et les touristes se font rares (environ 40 minutes).

Les bassins supérieurs sont moins profonds que le premier bassin et on ne peut pas vraiment y nager mais on peut s’y tremper. Il est très agréable de barboter dans une eau claire entouré de roches qui renforcent la couleur verte de l’eau et la chauffent en retenant la chaleur du soleil. La sérénité et la beauté du lieu gagnent les touristes qui en sortent tout apaisés.

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 Que voir / faire et où dormir à Sour ?

Nous sommes arrivés à Sour au moment du coucher du soleil et nous sommes directement allés nous promener sur la plage, ce qui était apparemment en concordance avec le rythme local : de nombreux jeunes jouait au football et des enfants se baignaient profitant des derniers instants de lumière. L’ambiance était plutôt sympathique et la ballade apaisante.

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Avec dans l’idée de faire des achats pour rapporter des souvenirs en France, nous nous sommes ensuite rendus au dénommé « souk des femmes » de Sour. Il doit s’agit d’une dénomination ancestrale car à l’exception 4 ou 5 femmes très voilées (jusqu’aux yeux ou même intégralement) qui m’ont toutes gentiment souri, nous n’avons croisé aucune présence féminine pouvant justifier ce titre.
Peut-être cela s’explique par le fait que les femmes se rendent au marché plutôt le matin ? En réalité, il n’y avait pas non plus beaucoup d’hommes dans ce souk d’ailleurs : ces ruelles vides et en état de semi-délabrement n’ont pas produit une impression très agréable chez moi (sans compter que nous n’avons rien trouvé à acheter). Nous avons débouché ensuite sur une place bien plus grouillante ou semblait s’être rassemblée une bonne partie des hommes de la ville pour faire du commerce ou se retrouver.

Nous ne sommes pas restés longtemps, même voilée et accompagnée d’une présence masculine, je me suis sentie mal à l’aise à cause des regards insistants que je recevais dans la pénombre. Il s’agit de la seule occasion au cours de laquelle je me suis sentie inconfortable à Oman : je garde donc plutôt une impression mitigée de Sour qui pourtant dans les guides avait l’air d’une sympathique petite ville côtière. Il faudrait que j’y retourne et que j’y passe du temps, j’ai regretté ne pas avoir le temps de la parcourir ou d’aller visiter les chantiers de bateaux traditionnels.
À Sour nous avons dormi et mangé au Sur Plaza Hotel qui était très bien : confortable, silencieux avec une petite piscine bien agréable en fin de journée. Le petit déjeuner sous forme de buffet était copieux et bon.

WADI SHAB

Wadi Shab est facilement accessible en voiture depuis la route Sour-Mascate : la sortie est la même que pour le village de Tiwi et le Wadi Tiwi. Le parking est placé directement sous le pont qui supporte l’autoroute et qui marque l’entrée dans le wadi. Il faut ensuite embarquer sur un petit bateau (prix : 1 OMR par personne pour l’aller et retour) afin de traverser le courant d’eau.

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Après la minuscule traversée, il faut marcher un peu et le chemin n’est pas toujours facile car il faut enjamber les roches ou marcher un peu près du vide. Avec une bonne réserve d’eau, des baskets et un peu de courage c’est tout à fait faisable tout de même, des enfants y arrivent ! On arrive ensuite auprès d’un premier bassin : il est recommandé de déposer ses affaires autour et de continuer dans l’eau car cela constitue le seul moyen de passer d’un bassin à l’autre et d’aller jusqu’à la grotte qui renferme une cascade (voire de continuer son chemin pour les plus aventureux). Le mieux est donc de laisser ses affaires les plus précieuses dans la voiture mais il ne semble pas que ça soit très risqué de laisser son sac puisque tous les visiteurs font de même.

Le wadi est très beau : les bassins diffèrent les uns des autres par leur profondeur et la couleur de l’eau (dans certains, on ne touche pas le fond). Passer de l’un à l’autre donne l’impression d’être un explorateur tout en procurant une agréable détente dans l’eau fraîche.

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  •  Autres points d’intérêt sur la route entre Sur et Mascate (non testés) 
  1. Wadi Al Arabiyeen ;
  2. Wadi tiwi ;
  3. Sinkhole ;
  4. La plage de sable blanc de Finns (https://www.petitfute.com/v64698-fins/c1173-visites-points-d-interet/c976-archeologie-artisanat-science-et-technique/c981-nature/682832-white-beach.html).

SALALAH

Salalah est la capitale de la province du Dhofar. Nous n’y avons pas passé assez de temps pour pouvoir bien en parler, d’autant plus que la ville est très grande, elle s’étend le long de la mer et jusqu’aux montagnes. Nous avons exploré le quartier de la ville autour de la Mosquée du Sultan Qaboos qui ne présente à vrai dire, que peu d’intérêt. Il faut dire que nous y étions un vendredi à l’heure des prières et résultat la ville était une véritable ville fantôme et les magasins du souk fermés.

Le quartier n’a pas particulièrement de charme malgré ces petites rues : les bâtiments ne sont pas très bien entretenus et les façades peu intéressantes. Peut-être l’ambiance est-elle plus animée un autre jour.En revanche, plus près de la mer nous avons pu admirer des jolies allées de palmiers et de belles maisons et les plages sauvages qui bordent Salalah sont superbes. La grande spécificité de Salalah tient dans son climat : entre juin et début septembre, Salalah en effet rentre en période de mousson, ou de kharif comme disent les locaux et une petite bruine journalière en fait une destination très prisée des habitants du golf qui viennent y chercher de la fraicheur et de la verdure. Le phénomène météorologique est surprenant et unique : les nuages de la mousson ne vont pas au-delà des montagnes qui bordent la ville !


Où manger / dormir à Salalah ?

Nous avons testé deux hôtels dans la ville de Salalah :
1. Le Muscat International Hotel Plaza : situé en centre ville, très propre, confortable, le petit déjeuner est un buffet et le restaurant semble pas mal (j’ai pu y manger un très bon club sandwich avant de partir dans le désert) ;

2. Le Fanar Hotel and Residences : malgré une reservation au Juweira Boutique Hotel, nous avons été envoyé au Fanar Hotel au motif que l’autre était fermé pour le Ramadan (je reste circonspecte sur ce changement d’hôtel et mécontente de ne pas avoir été prévenue avant). Il s’agit d’un hôtel quatre étoiles, confortable mais sans charme ni subtilité. Il est situé dans un quartier formé par plusieurs hôtels et restaurants assez sympathique bien que complètement artificiel. Il dispose d’un accès direct sur la plage sur laquelle on peut prendre place sur de confortables chaises-longues : le cadre est agréable mais il n’a pas la beauté d’une plage sauvage (le sable est étrangement moelleux et l’eau trop claire et trop calme pour avoir vraiment l’impression d’être au bord d’un océan).

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 Que faire à Salalah ?

Il semble que l’intérêt principal de Salalah réside dans sa situation géographique qui permet de la prendre comme base pour de nombreuses expéditions, notamment sur la côte en direction de Sour, vers la frontière avec le Yémen ou encore dans le Rub-Al-Khali.

RUB AL KHALI

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Il y a plusieurs choses à voir sur la route entre Salalah et la bordure du Rub-Al-Khali (en plus des paysages que l’on peut admirer depuis la route bien sûr) :– les arbres Frankincense du Wadi Dawkah qui sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO : un rapide arrêt avec un guide permet de comprendre comment est « fabriqué » l’encens typique d’Oman (il s’agit en réalité de la sève de l’arbre…) ;

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– des petits villages.
Le désert du Rub-Al-Khali, du moins dans la petite partie que nous avons entraperçue, est très différent de Wahiba Sands en ce qu’il est moins « compact ». Il est composé d’amas de dunes puis de plaines désertiques qui cèdent place à de nouveaux groupements de dunes. Ce désert est également plus authentique dans le sens où il est bien moins fréquenté et moins touristique que Wahiba Sands qui se situe au centre du Sultanat. L’expérience est d’autant plus marquante : le silence, les étoiles, pour ma part j’ai adoré le sentiment de se sentir seul au milieu du sable, de cette immensité préservée et de ressentir la force de la nature comparé aux forces humaines. J’ai eu la chance en plus de voir plusieurs étoiles filantes !

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Notre bonne expérience dans le Rub-Al-Khali tient principalement à notre guide, Alawei, qui connaît extrêmement bien son pays, ses traditions et sa nature et qui partage volontiers ses connaissances avec les touristes avides d’en savoir plus. En outre, il parle un anglais parfait. Nous avions réservé notre tour via Bedyiah Safari Tours mais Alawei possède également sa propre compagnie (http://dhofardelight.com/contact-us/) qui propose de nombreuses excursions.

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#OmanSultanatMascateNizwaWahibaSandsRubalKhaliSalalah

Laetitia

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